mercredi 1 juillet 2009

Les Top5 de BeFoot

En cette période footballistique creuse, Befoot a décidé de prendre un peu de hauteur pour vous livrer ses tops de l’année…

Top 5 des joueurs dont on devrait interdire de jouer au football pour raison médicale mais qu'on garde quand même car au fond on les aime bien...

D
ans chaque équipe ou presque, il y a toujours un joueur qui attire le regard. Ce genre de joueurs qui nous font dire: "Putain, si lui, il joue en Ligue 1, il y a pas de raison qu'avec Hector mon chien boiteux et Paulo, mon meilleur pote alcoolique, on ne forme pas un fameux trio d'attaquants dans ce championnat". En tout cas, aujourd'hui, BeFoot vous délivre le TOP5 de ces très très improbables joueurs

5) Lionel Letizi : Certains alimentent la légende: Il paraitrait que Lionel Letizi mesurerait 3m18. Mais en réalité, la réelle taille du niçois est méconnue tant ce gardien ne s'est jamais réellement tenu en public totalement droit. La faute à des problèmes de dos récurrents apparus dès sa naissance et qui ne se sont jamais apaisés. Néanmoins, à force de courage, Lionel a réussi une belle carrière quitte à paraitre aussi raide que le nez de Perre Alain Frau.

4) Ivan Klasnic: Dures ont été les critiques envers Ivan Klasnic cette saison pourtant cet homme là a osé traversé le Rhin sans son rein, d'où ses difficultés bien compréhensibles pour jouer au football. Mais le croate a des ressources et envisagerait dès l'année prochaine de sortir son rein du congélo afin de s'en servir pour frapper ses adversaires sur le terrain... Le fameux coup de rein à la sauce croate quoi...

3) Christophe Revault: Les symptômes sont apparus en début de saison dernière. Le portier normand s'est mit à regarder assidument L'inspecteur Derrick et à envisager l'achat d'un déambulateur au Téléachat pour monter les escaliers. Les médecins ont été formels, sans équivoque: Christophe Revault est vieux. Très vieux même. On a même tous l'impression que Christophe Revault a toujours joué au foot. C'est simple, on ne serait pas complètement étonné si le Tof' était l'un des deux gardiens du premier match de football au XIXème siècle.

2) Mathieu Valbuena: peu de gens le savent mais Mathieu Valbuena, est atteint d'une terrible maladie, la schizophrénie. Mais si le sympatoche Dr Jekyll se transformait régulièrement en méchant Mr Hyde, la métamorphose du passe partout phocéen, elle est plus originale. Il se prend pour Thom Daley, 10 ans champion d'Europe de plongeon....

1) Mickael Landreau: Il est un parmi tant. Mais le futur ex gardien du PSG est probablement celui qui souffre le plus de son hyperhidrose palmaire , plus couramment appelé syndrôme de la main moite. Or, parfois, le véritable fleuve qui s'écoule dans les paumes de ses mains l'empêche de capter un ballon pourtant anodin qui s'était élever dans le ciel parisien ou ukrainien. Dommage car sinon, il serait surement bon l'ami Micka...


BeFoot

lundi 29 juin 2009

La saison en chiffres (2/3)

Comme on vous l’a répété à longueur de semaines, les chiffres ne mentent pas. Aussi est-il venu le temps pour BEFOOT de faire le bilan mathématique de cette année de L1. Un bilan en trois parties pour revenir sur une saison riche en émotions !

2 Comme le nombre de reins qu’il est préférable d’avoir pour bien jouer au football même en L1. Rapide démonstration par l’absurde en sept lettres. Allez on se fait un petit pendu : K……C. N’hésitez pas à nous envoyer vos réponses sur papier libre à l’adresse suivante : GrandjeuBefoot@hotmail.fr. Un organe de votre choix en cadeaux…

3 Comme le nombre de matchs dans l’année durant lesquels le Pagistral Mike Pagis aura fait parler la poudre cette saison (pour un total de six buts quand même). Pagis l’illusionniste : Lorsqu’il ne marque pas (à peu près…trente-cinq fois par saison), on entend encore parler de son triplé d’il y a cinq mois. Pagis l’homme qui ne sait rien faire comme tout le monde : un petit triplé bien sympathique contre l’OL mais aussi un loupé Pagistral contre Sochaux. Bref, avec Mike, ce n’est jamais gris. C’est toujours blanc ou noir. Bon plus souvent noir que blanc…

5 Comme le nombre de journées qu’il aura fallu au PSG pour gâcher avec brio une saison qui se déroulait jusque là sans heurts ni fracas…

11 Comme le nombre de bonnes excuses trouvées aux performances clownesques de l’improbable John Mensah à l’issue de ses …onze matches en Ligue 1 cette saison… En vrac, arrestation virile par la police lyonnaise, incompatibilité d’humeur avec l’arbitre, cris racistes, vacances au Ghana, mauvais sort jeté par un marabout, demande de carton rouge refusée puis acceptée…Ce garçon regorge d’imagination…Seul véritable ombre au tableau noir : trois matchs de L1 disputés dans leur intégralité ! Personne n’est parfait !

12 Comme le nombre d’expulsions du toujours très exemplaire Antoine Kambouaré qui a donc passé plus de temps dans les tribunes de Nungesser que sur le banc de touche. On espère en tout cas que le président Decourrière, moraliste parmi les moralistes, a eu la décence de lui faire payer son abonnement en tribune présidentielle…

19 Comme le nombre d’étages que l’ascenseur HAC a pu gravir cette saison. Dix-neuf à l’aller, puis ces même dix-neuf une seconde fois dans le sens inverse au retour et les revoilà au rez de chaussée…Heureusement, le niveau -1 existe en Ligue 2, histoire de ne pas rester trop longtemps immobile pour cette belle machine qu’est l’ascenseur normand

38 Comme le nombre de journées après lesquelles Jérôme Alonzo, gardien de handball manqué, a assuré avec sincérité qu’il était confiant. D’après nos informations, même en vacances, il reste confiant !

71 C’est en litres la quantité de vodka absorbée par Disney Govou dans le cadre de son travail d’intermittent du spectacle à l’Olympique Lyonnais selon un barème bien établi : trois litres pour une victoire et un litre pour un match nul…

108 Comme le nombre de jours où l’on est resté sans nouvelle du petit Bafetimbi dont Alain le Papa a été très heureux de retrouver par hasard au soir de la 38ème journée dans une des cages de Geoffroy Guichard en train de faire la panthère (sic).

1515 C’est le nombre de minutes en L1 (série en cours) qu’a passé cette saison Daniel Niculae sur un terrain de foot sans marquer le moindre but. Désolé pour le pléonasme. Et oui on connaît le mot « pléonasme » chez Befoot…

60 000 Comme le nombre de personnes que Santos (le seul, l’unique) a réussi à instrumentaliser en se faisant passer pour la victime d’une ignoble bavure policière à Madrid…Il entre donc dans l’Histoire comme le premier hooligan qui a réussi à faire scander son nom par un stade entier…

BEFOOT

samedi 27 juin 2009

Faut vous faire un dessin?

Selon une étude très sérieuse réalisée par le service recrutement du PSG, Befoot est semble t'il le blog préféré des analphabètes de 27 à 29 ans... Pour mieux les remercier, nous vous présentons chaque semaine le dessin de Fabien caricaturant l'actualité plus ou moins brûlante du football.

jeudi 25 juin 2009

Le Top five de Befoot : les fois où Pape Diouf aurait mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de l’ouvrir

En cette période footballistique creuse, Befoot a décidé de prendre un peu de hauteur pour vous livrer ses tops de l’année…Voici la grande première de cette chronique que vous retrouverez chaque semaine…Pour cette première, Befoot s’en va rendre un hommage post mortem à l’ex charismatique président de l’OM, Pape Diouf.

5 – Avant Sochaux – OM / 17 Mars 2009

Pape Diouf, grand Historien du foot, accomplit son devoir de mémoire : « C’est vrai que peut-être là-bas (à Sochaux), il n’y a pas de Kachkar, qu’il n’y a pas de mise en examen mais je crois que si, à Marseille, on n’avait pris dans les mêmes conditions que les Sochaliens ce fameux brésilien Ilan, peut-être qu’on aurait parlé de mise en examen à Marseille ». C’est vrai que les mises en examen à l’OM, c’est un peu comme les saisons sans titre, c’est super rare…

4 – Dans les couloirs de l’Abbé Deschamps avant AJA –OM / 12 Janvier 2009

Tout fâché de l’état du terrain, Pape se lance dans un one man show que Ségolène Royal elle-même n’aurait pas renié. Il interpelle Jean-Claude Hamel devant les caméras TV (c’est plus fun) :
« Vous êtes des inconscients de faire jouer ce match, vous êtes des irresponsables, vous voulez quoi ? Que je vous donne les trois points ? Si c'est la seule façon de préserver l'intégrité de mes joueurs, je vous les donne ces trois points ». Bien entendu, l’OM jouera, l’emportera, ne reversera même pas un de ces trois points à l’AJA et on n’entendra pas Pape Diouf à la fin du match !

3 – Avant PSG – OM / 15 Février 2008

Petite sortie du pompier pyromane Pape Diouf avant un classico : « Mais il y a très clairement à Paris une bande de gens organisés se réclamant du supporteurisme et qui ne sont que des brigands de stade. Et cela n'existe pas à Marseille ! ». Une phrase qui prend tout son sens venant d’un dirigeant qui a osé déclarer « Je me suis renseigné sur Santos. C’est quelqu’un de bien, un vrai supporter ! Il est victime d’une injustice ».

2 – Dans les couloirs du Vélodrome avant OM - OL / 17 Mai 2009

Pape Diouf se sent pousser des ailes à la veille de cet « Olympico ». Puel n’aura pas besoin de motiver ses troupes lors de la causerie, Pape s’en charge et décide de chambrer la bête Lyonnaise blessée « On assiste peut être aux dernières gesticulations du champion en titre ! ». Le champion te salue bien Pape (petite victoire 3-1 qui privera l’OM du titre); il avait encore de beaux restes en gesticulations !

1 – Interview à l’Equipe – 7 Juin 2009

Le meilleur pour la fin pour notre Pape qui s’en est allé de l’OM comme un prince sur une dernière petite attaque. Le patron de l’OM, c’est lui et pas ce « dandy de Paris » de Labrune ! « Je me suis rendu compte qu’il voulait m’imposer des choses. Je lui ai donc répondu: “Certaines décisions, si tu penses les prendre, il faudra que tu viennes poser ton cul là où j’ai mis le mien !”. Labrune n’est pas le genre de mec à tendre la joue et viendra effectivement poser son cul là où Pape avait mis le sien !

mardi 23 juin 2009

La saison en chiffres (1/3)

Comme on vous l’a répété à longueur de semaines, les chiffres ne mentent pas. Aussi est-il venu le temps pour BEFOOT de faire le bilan mathématique de cette année de L1. Un bilan en trois parties pour revenir sur une saison riche en émotions !

0 Comme le nombre de match nuls du HAC cette saison à domicile. Du jamais vu depuis plus de trente ans en L1. Le HAC, c’est un club comme on n’en fait plus : du football spectacle, un club qui refuse le match nul. Bref, avec le club doyen, ce n’est jamais gris. C’est toujours noir ou blanc. Bon plus souvent noir que blanc…Leur match référence ? Ce HAC - ASNL du 31 Janvier 2009. 92ème minute : stupeur à Deschaseaux, Alassane égalise. Mais le HAC ne se démobilise pas et parvient in extremis à éviter le nul en…encaissant un but de N’Guemo sur l’engagement…

3 C’est en pourcentage le taux de suffrages remportés par le but du milieu de terrain Lorientais Amalfitano pour l’élection du plus beau but de la Ligue 1. Et c’est vrai, à bien y réfléchir, une demi volée de quarante-cinq mètres, de coté, dans la lucarne, ce n’est quand même franchement pas terrible… Le peuple a parlé. Et puis, c’est vrai que dans le fond, Morgan c’est moche comme prénom, il ne méritait pas…

4 C’est le nombre de fois que l’on a pu apercevoir un sourire (un semblant de sourire hein, pas un sourire franc et massif, faut pas déconner quand même) sur le visage du très très austère Paul Le Guen cette saison dans le cadre de son activité professionnelle (il paraîtrait que sa femme le verrait sourire plus souvent). Aigri notre Paulo ? Pas du tout, c’est simplement qu’il savait que tout ça était trop beau pour être vrai et que ça allait finir par partir en cacahuète. Un visionnaire, on vous dit !

8 Carton plein pour Mathieu Valbuena qui récolte la bagatelle de huit oscars pour son rôle dans « Cette saison, j’enchaînerai quatre roulades arrière à mes plongeons pour paraître encore plus crédible quand j’affirmerai la larme à l’œil que je ne suis pas un tricheur». Malgré la longueur du titre de ce chef d’œuvre, une prestation unanimement reconnue par la critique avec notamment le prix d’interprétation masculine et l’oscar de la meilleure B.O pour sa reprise réussie de Daniel Balavoine. « Je ne suis pas un tricheur, mes faux pas me collent à la peau, je ne suis pas un tricheur, faut pas croire ce que disent les journaux, Je ne suis pas un tricheur, un tricheur ». Chapeau bas l’artiste.

12 C’est le nombre d’assassinats que la police nantaise a décidé de mettre sur le dos de Waldemar Kita, faute d’avoir trouvé des suspects crédibles.

18 Comme la place honorable à laquelle l’OGCN achève ce championnat 2008/09 au classement du fair play. Une place somme tout décevante pour Maurice Cohen le patron du club qui a donc dû se séparer de son entraîneur, incapable de conduire son équipe à la place suprême malgré un effectif somptueux (Jeunechamp, Apam ou Rool pour ne citer que les plus brillants)…

31 Comme le nombre de semaines au cours desquelles la cultisme émission dominicale Téléfoot nous aura proposé le même sommaire à savoir « Paris peut il jouer le titre ? – Une semaine avec Samuel Eto’o - Lyon va-t-il perdre son titre de champion ? »…

43 C’est la température en degrés qu’il fait actuellement en Arabie Saoudite à cent kilomètres de Riyad…Au bord de la piscine princière, un dénommé Eric y fait sa sieste au soleil. Il se réveille en sursaut, ouvre les yeux et pousse un ouf de soulagement : ce n’est plus lui l’entraîneur de l’OM ! Il sourit tout seul, se plonge dans la lecture d’un article de l’Equipe du jour (« Mistral sur Marseille »), trempe ces lèvres dans son mojito, puis sourit de nouveau. Y’a pas à dire, il a fait le bon choix Eric Gerets !

88 C’est le nombre de bouteilles de vodka qu’a déjà prévu Jean Alain Boumsong pour sa petite sauterie d’anniversaire l’année prochaine...Objectif : faire plus de buzz que cette année (Sidney Govou à 2,8g) autour de sa soirée. Ont d’ores et déjà été invités : Sidney Govou pour un revival, l’indispensable Stéphane Dalmat, l’alcoolique Franck Dumas, ainsi que Ronaldinho, Richard Gasquet, Bob Sinclar, Sinclair…

202 Comme le nombre de fois durant son mandat de président de l’OM où notre pape préféré (Pape Diouf) aura trop ouvert sa grande bouche soit une fois tous les huit jours en moyenne…Pas de chance pour lui, la deux cent deuxième fois était celle de trop ! Allez pour le fun on se la refait : « Certains croient qu'ils dirigent l'OM. Eh bien non, c'est moi ! […]Certaines décisions, si tu penses les prendre, il faudra que tu viennes poser ton cul là où j'ai mis le mien ! ». A la prochaine Pape et merci pour tout !

16/11/2008 C’est la date retenu par les Historiens du foot comme celle ayant marqué la fin d’un épineux problème, d’une tare qui détruisait peu à peu le foot français de l’intérieur : l’arbitrage féminin. Cet OM – Lorient de sinistre mémoire Marseillaise est en effet le dernier match de football professionnel dans lequel des responsabilités furent données à des femmes…Que les féministes de base nous excuse, on ne fait que constater sans émettre de jugement ! RIP Corine Lagrange

678 596 C’est le nombre de personnes qui se sont déplacées au moins une fois cette saison pour voir un zéro zéro des familles…Qu’importe les circonstances, on a tous été des dindons de l’immense farce L1: Au soleil ou sous la pluie, dans la chaleur torride du mois d’août ou par une froide soirée de décembre, un samedi, un dimanche ou même en semaine, dans un stade couvert ou au Vélodrome, à Grenoble ou à Nancy, à Auxerre ou ailleurs, en famille ou avec des potes…Mais le plus sympa dans tout ça, c’est que ça recommence l’année prochaine.

BEFOOT

dimanche 21 juin 2009

Faut vous faire un dessin?

Selon une étude très sérieuse réalisée par le service recrutement du PSG, Befoot est semble t'il le blog préféré des analphabètes de 27 à 29 ans... Pour mieux les remercier, nous vous présentons chaque semaine le dessin de Fabien caricaturant l'actualité plus ou moins brûlante du football.

samedi 20 juin 2009

Best Off BeFoot - La saga Roy Keane

Oui, comme nos amis les footeux, BeFoot la joue transat et pastis devant la piscine et vous ressort les traditionnels Best Off qui bercent nos journées au soleil. Et puis vous savez Befoot, c'est comme la quiche lorraine, c'est presque meilleur réchauffé... Régalez vous, Roy Keane comme vous ne l'aviez encore jamais vu...

Sous le maillot vert comme rouge, Keane joue une composante de sa vie. Fossé de mentalité, de philosophie, il finit souvent par plus supporter grand monde. Sa relation avec United prend fin sur une dernière embrouille avec ses pairs. Handicapé depuis longtemps par une hanche douloureuse, il est de toute façon temps pour lui de raccrocher les crampons et d’enfiler le costard…

En vert et contre tous

Keane est une énigme. Il est le plus grand joueur à avoir jamais porté le maillot vert. Le héros de tout un peuple, porteur de ses valeurs et synonyme d’ambition, d’agressivité et de professionnalisme pour un peuple trop longtemps dans l’ombre de ses voisins, notamment l’anglais. Keane se sait idolâtré. Intouchable. Si à Manchester, Fergie lui instaure un cadre et contient ses débordements, en sélection, il est ingérable, fait ce qu’il veut, se fout de tout et de tous.Exemple ? Il n’a même pas 20 ans lors de son premier déplacement en sélection, en amical aux Etats-Unis. Le matin du retour, alors que le départ de Boston est programmé à 7.30 am, l’équipe toute entière l’attend. Le gamin se pointe avec trente minutes de retard. Big Jack Charlton devient fou et lui demande alors s’il a une idée de son retard. Impassible, Keane lui répond : « Je ne vous ais pas demandé de m’attendre, non ? ».

Le pire est que Keano a un sens bien particulier de ce qu’être irlandais veut dire. Lui est de Cork. C’est griffé sur son front et cela seul suffit à prouver sa foi et son engagement pour la patrie. Alors l’Irlande bien pensante, faire sourire les fans et la presse, il n’en a cure. Quand il lui ait reproché de ne pas chanter son hymne ni de mettre la main sur le cœur comme tout le monde, il balance que ses coéquipiers sont des « bâtards » bons qu’à flatter les journalistes et les fans et que, lui, n’a pas besoin de montrer que son cœur est vert. Bonjour l’ambiance…

La vraie preuve il la donne naturellement sur le terrain. Un soir de qualification pour la World Cup 02, l’Irlande perd aux Pays-Bas 0-2 à la mi-temps. Revigorés, les verts remontent deux buts et ramènent un nul miraculeux. Les joueurs jubilent sur le pré et fêtent ce qui a des allures de victoire. Keane, lui, est furieux, hors de lui, retire son maillot et rentre se terrer aux vestiaires, dégouté de n’avoir gagné. Si différent…

Le divorce avec United

Contraint de purger ses six matchs en 2003, Ferguson en profite pour l’envoyer se faire opérer de sa hanche. Keane en reviendra changé : moins agressif et plus lent, son influence sur le jeu en a pris un coup. Il est tracassé par de multiples petites blessures et est mis plus souvent au repos. L’homme n’en est pas moins présent dans les grandes oppositions. Histoire de remettre à sa place Steven Gerrard et d’affuter sa complicité avec Patrick Viera. L’épisode avec le français dans les couloirs d’Highbury, en 2004, restera une référence. Viera tente d’intimider Gary Neville. Captain Keano ne laisse pas passer, lui demande de venir s’expliquer avec lui plutôt qu’un autre et lui dira ses quatre vérités à plusieurs reprises.

Mais, comme souvent, l’orage gronde à l’horizon. Nous sommes en 2005. Blessé au pied, Keane ne participe pas à la défaite 4-1 à Middlesbrough. Déjà l’an passé, il avait affirmé que certains jeunes n’assumaient pas leur rôle sur le pré et devaient se souvenir ô combien ils étaient chanceux de porter ce maillot rouge. Cette fois-ci, au micro de MUTV, il attaque directement ses partenaires. Ferdinand en prendra pour son grade : « Seulement parce que vous êtes payés 120 000 Livres par semaine et que vous jouez bien vingt minutes contre Tottenham, vous pensez que vous êtes une superstar ». L’écart de mentalité avec la nouvelle génération, le manque d’envie, les mauvaises performances l’agacent.

Comme d’habitude dans ces moments-là, Keane ne supporte plus grand monde et s’en prend à tous. Il s’accroche même avec Carlos Queiroz, le bras droit de Ferguson, devant toute l’équipe. Fergie ne peut plus tolérer ses écarts. Le club et le joueur mettent fin à leur relation d’un commun accord. « Triste de quitter un si grand club et un si grand entraîneur », il part six mois au Celtic pour y finir sa carrière et gagner un dernier titre de champion local. L’hommage de Ferguson résume mieux que tout l’empreinte que Keano a laissée à United : « Roy Keane a été un serviteur fantastique pour Manchester United. Le meilleur milieu de terrain du monde de sa génération, il est déjà une figure marquante de l’illustre histoire du club. Roy a eu un rôle central dans les succès du club au cours des douze dernières années. »

Coach Keane

La page du terrain refermée, Keane ne pouvait abandonner le métier et la passion qui le font vivre. Il débarque aux commandes de Sunderland pour commencer sa reconversion d’entraîneur. Les Black Cats passent de la 23ème place à champions de D2. L’an dernier, Sunderland a pris même le pouvoir de la Premier League quelques temps. La surprise du début de saison ? Non, une évidence pour Keane. Son discours sonne comme un écho à sa philosophie de toujours. Que se soit MU, Chelsea, Leicester ou Bradford City en face, l’équation est la même et la solution trouvée par ses joueurs ne doit pas varier : la victoire. Depuis, Sunderland s’est fait une place au soleil et se donne les moyens de jouer le haut. Pour éviter que Keane ne perde la patience et le calme qu’il semble désormais dégager dans son costard.

S’il a un poil perdu de son expression d’assassin, il a gardé son franc-parler et sa vieille mentalité. De quoi nourrir la presse plus que par le passé. Il n’y a pas si longtemps, il y évoquait son ras-le-bol des « wags » (compagnes des joueurs anglais, « wife » ou « girlfriend ») qui dictent les priorités et la vie de leurs maris de footballeurs. D’où cette tactile conclusion : « ces soi-disant grandes stars, celles que les gens sont censés admirer, sont faibles et tendres.»

Le temps n’a pas aidé Keane à aimer les faibles et les loosers. Un exemple récent : la chanson Dancing Queen, que les joueurs de Sunderland avaient pour habitude d’écouter avant chaque match dans le vestiaire et qualifiée de chanson de « looser ». Abba y a pris un sacré coup et le rituel avec. Récemment, Keane a aussi exprimé le fond de sa pensée sur l’habituel échange de maillots à la fin des matchs et lancé un léger message à ses joueurs. Une marque de faiblesse plutôt que de fair-play selon lui : "Il est ridicule, quand vous êtes un joueur d'expérience, de demander cela pendant un match". Et de finir en disant qu’il ne se "rappel[ait] pas avoir demandé à échanger un maillot en club". De quoi rassurer ceux qui avaient peur que le bonhomme change…

Padrino

vendredi 19 juin 2009

Best Off BeFoot - La saga Roy Keane

Oui, comme nos amis les footeux, BeFoot la joue transat et pastis devant la piscine et vous ressort les traditionnels Best Off qui bercent nos journées au soleil. Et puis vous savez Befoot, c'est comme la quiche lorraine, c'est presque meilleur réchauffé... Régalez vous, Roy Keane comme vous ne l'aviez encore jamais vu...

Au sommet de son art, Keane conduit United jusqu’à un triplet historique et au sacre suprême : la Ligue des Champions. Un triomphe au goût amer. Car sa combativité, voire sa brutalité, l’exposent aux sanctions et l’obligent à rater les grands rendez-vous. Keano s’agace et, dans ces cas là, l’orage n’est jamais bien loin…

L’éternel indiscipliné

Il en va ainsi de la vie de Keane. Depuis tout jeune, il entretient un rapport difficile avec l’autorité. L’éternel vilain petit canard qui sort du rang et qui n’a rien à foutre de la discipline.Même quand il devient une icône à Manchester, ses relations avec les fans sont ambiguës. Se défoncer pour ses couleurs, passer, marquer, replacer ses partenaires, Keane sait faire. Mais flatter les fans, signer des autographes, parler aux journalistes, pas la peine de lui demander : il ne veut rien savoir.Aucun journaliste ne s’aventure à poser de questions trop tortueuses et aucun ne se risque à l’approcher en privé. Les rares fois où Keane l’ouvre, ce n’est pas pour envoyer des fleurs. En 2000, à l’issue d’un match contre Kiev, il lâche : « Quelques fois, vous vous demandez : comprennent-ils quelque chose au football ? […] A l’extérieur, nos fans sont fantastiques. Mais, à domicile, ils boivent quelques verres et mange leurs sandwiches, et ne réalisent pas ce lui se passe sur le terrain. Je pense que beaucoup de personnes qui viennent à Old Trafford sont incapables d’épeler le mot football ». Aux antipodes des starlettes de ce monde qui se cherche une image.

Son jeu aussi le pousse à l’indiscipline.
Loin d’être une bête bourrue sans technique, Keane n’en est pas moins un animal qu’il vaut mieux éviter de croiser sur son carré de jeu. Hard man. Un psychopathe incapable d’accepter la défaite. Quand il entre sur le terrain, Keane est prêt à tout manger, y compris le gars d’en face, pour satisfaire son désir obsessionnel de vaincre et faire son boulot à la perfection. Mais inutile de chercher une quelconque satisfaction ou une émotion sur le visage. C’est la force même de son jeu, qui inspire la crainte et intimide l’adversaire : « Je n’ai jamais changé mon jeu. C’est impossible. Si je l’avais fait, j’aurais été la moitié du joueur que je suis ». A côté de Roy, se fighter, balle au pied, avec Gattuso ou Gravesen, c’est Disneyland…

Oui mais voilà, à collectionner les cartons, Keane finira par louper ses rendez-vous avec l’histoire. En 1998/99, Captain Keano mène United à un triplé historique (Champions League, Championship, FA Cup) mais rate deux finales. Comme un amer goût d’inachevé. Il est expulsé en demi-finale de FA Cup contre Arsenal et, pire, il est privé de ce qui est l’aboutissement dans une carrière de footballeur : la finale de Champions League. Cruel paradoxe pour celui que Ferguson a fait venir pour conduire United à cette étape ultime. Keane n’en fera pas moins son travail de capitaine jusqu’au bout : se sachant privé de finale, il joue la demie de sa vie pour éliminer la Juve. Ce qui est, pour certains, la plus grande performance d’un Red Devils à ce jour. A l’issue du match, Ferguson dressera le plus beau des hommages : "J'avais déjà une excellente opinion de l'Irlandais, mais mon estime pour lui a pris une autre ampleur au Stadio Delle Alpi. Après le carton jaune, il savait très bien qu'il n'allait jamais pouvoir disputer cette finale du Nou Camp. Mais cela avait l'air de le motiver encore plus... Il était là, ne lâchant aucun millimètre de terrain à l'adversaire, à lutter quitte à mourir d'épuisement pour ne pas perdre ce match. Je pense qu'être associé à un tel joueur restera le plus grand honneur de ma carrière."

Au Camp Nou, Keane regarde donc depuis les tribunes le come-back du siècle contre le Bayern. En réalité, il ne digérera jamais de ne pas avoir participé à cette finale. D’ailleurs, quelques jours plus tôt, il fait encore la une des tabloïds. La finale de la Cup a lieu dans trois jours, celle de Barcelone est dans une semaine. Lors d’une virée en pub, quelques uns de ses coéquipiers refusent de payer à boire à deux filles. L’homme qui les accompagne s’énerve. Keane se charge de le calmer à l’irlandaise. Résultat : une nuit en cellule de dégrisement et les pages de la presse à scandale.

PFA Players’ Player of the Year

Champion d’Europe, élu joueur de l’année par ses pairs et les journalistes en 99/2000, Keane est au sommet de sa carrière. Conséquence de l’arrêt Bosman, son nom circule partout en Europe. Le Bayern, la Lazio et l’Inter font parvenir des offres mirobolantes au siège de United. Sans succès. La loyauté de l’irlandais envers son club est plus forte que tout. Mais voilà, quand on atteint les sommets, la pente descendante se profile souvent à l’horizon. C’est le début des embrouilles en tout genre.

En 2000, dans une lettre aux fans, le club justifie la hausse des tarifs à Old Trafford par le nouveau contrat de l’irlandais (sa prolongation lui vaut alors d’être le joueur britannique le mieux payé). Keane a du mal à digérer. Et tout le monde va en prendre pour son compte. Les fans lors de l’affaire des « prawn sandwiches » puis le jeu développé par l’équipe après l’élimination par le Bayern. Keane pense que ses coéquipiers ont perdu l’envie de gagner. En 2001, il vit l’élimination contre Leverkusen, en demi-finale de la Champions League, comme « un désastre ». La patience de Keane a atteint ses limites. Et entre temps, Haaland a lui perdu sa jambe.

Mais l’année 2002 est surtout marquée par le clash avec Mick McCarthy lors de la World Cup. La petite histoire entre les deux hommes remonte, parait-il, à l’édition 94 aux USA. Mc Carthy y avait alors accusé publiquement certains coéquipiers, dont Keane, de ne pas lever le pied, ou plutôt la main, sur la bière pendant la compétition. Sauf que depuis, Mc Carthy est devenu le big boss de la sélection irlandaise. Et dès l’arrivée au Japon, le temps va vite devenir aussi orageux qu’au pays. Keane se met à tout critiquer : la préparation, l’organisation, l’amateurisme, l’incompétence de ses pairs… Il s’engueule avec le boss et claque la porte. Peur sur le pays, car l’Irlande sans Keane na vaut pas une cacahuète. Une médiation par le Taoiseach (Premier Ministre) de l’époque est même suggérée. Finalement, c’est Ferguson, au téléphone, qui le ramènera à la raison. Mais deuxième round il y a et Roy finit par rentrer précipitamment au pays. Devant tous les joueurs et le staff, il insulte Mc Carthy de tous les noms, le traite de lâche et de branleur, crache son dégout pour le joueur qu’il fut, le manager et l’homme qu’il est.

Guerre civile dans l’Eire. Dans les pubs de Dublin et toutes les places publiques d’Irlande, le débat se fait intense entre les pro-Keane et ceux qui l’accuse d’être une tête de con. Tel est le débat de toujours : Keano, héros ou honte national ?

To be continued

Padrino

jeudi 18 juin 2009

Best Off BeFoot - La saga Roy Keane

Oui, comme nos amis les footeux, BeFoot la joue transat et pastis devant la piscine et vous ressort les traditionnels Best Off qui bercent nos journées au soleil. Et puis vous savez Befoot, c'est comme la quiche lorraine, c'est presque meilleur réchauffé... Régalez vous, Roy Keane comme vous ne l'aviez vu...

Keane vole vers Manchester. Il a 22 ans et ce n’est que le début de plus de dix ans d’une relation rare avec le club et son manager. Meneur d’homme, au professionnalisme et à l’envie de gagner obsessionnels, il devient un serviteur légendaire de United. Son capitanat comme ses actes de Bad Boy sont liés à jamais aux années d’or du club.

Fergie & Manchester debuts

Quand Keane rencontre Fergie, en Juillet 1993, le joueur a déjà donné son accord verbal aux Blackburn Rovers. Mais Ferguson le veut à tout prix. Par chance, Keane est séduit par le personnage et sa philosophie de jeu. « Nous n’avons pas discuté contrats, uniquement football et j’ai accepté de rejoindre United ». L’irlandais comprend aussi son intérêt : on ne refuse pas Man U, surtout quand son entraîneur voit en vous le futur patron de l’équipe. C’est le début de plus de dix longues années d’une relation de confiance basée sur un respect mutuel unique et spontané. Sir Alex Ferguson est une exception. Rares (voire nuls) sont ceux, dans ce métier et à la vie, pour qui Keane éprouve un semblant de sympathie et, pire, une part d’admiration. Dans le vestiaire de United, il n’avait pas d’amis, échangeait peu, ne sympathisait pas. Ses rapports avec ses partenaires sont strictement professionnels et ne dépassent pas le cadre du carré vert.Plus qu’un respect, Keane semble entretenir une gratitude, une sorte de dette éternel, envers Fergie. Quand il débarque à Manchester, il n’a que 22 ans. Comme beaucoup d’autres avant, et après lui, il sera couvé par Ferguson et deviendra la star qu’il est, en grande partie, grâce à lui. Fergie est aux petits soins, lui instaure un cadre, le drive, accepte certains de ses dérapages, a une confiance totale en son jeu, en l’homme et sa dévotion pour le club. Pour autant, même lui, avouera ne pas le comprendre quelques fois. Et en avoir « peur »…

Pour 3,75 millions de Livres – somme record à l’époque –, Keane débarque donc dans le North West. Deuxième naissance. Celle du Keane comme on le connaît tous, sur le terrain et en dehors. Keane n’a pas seulement une énergie sans limite et un engagement à la limite, il est capable d’agencer le jeu, d’organiser et d’endosser l’habit de passeur. Fergie le place d’abord en soutien des attaquants. Lors de son premier match, contre Sheffield, l’irlandais marque deux fois (Man U sera champion cette année là). Il devient l’héritier évident de celui qu’il admirait et qui vient de prendre sa retraite : Bryan Robson. L’évolution est naturelle mais rapide. Son destin est tracé et l’idée germait dans l’esprit de Ferguson dès qu’il vînt le chercher à Nottingham. En 1995, quand Paul Ince quitte United, Keane s’installe en milieu axial. Il ne devient pas seulement le patron du milieu, il prend le capitanat au départ de Cantona, en 1997. Meneur d’hommes au charisme sans égal, il le gardera jusqu’à son départ de United en 2005.

Bad Roy Keane

Les succès ne se font pas attendre : doublés Cup-Championship en 1994 et 96, champion en 97. Mais Keane a une incapacité chronique à accepter et gérer la célébrité. Surtout, il n’en a rien à faire. Même à Manchester, il a le mal du pays. Nostalgique de sa terre, il ne peut s’empêcher de revenir régulièrement boire des Murphy, Beamish – les bières authentiques brassées à Cork – ou Guinness avec ses potes d’enfance. Et à Manchester il rentre régulièrement à 4 heures du mat rond comme une boule carrée. Sauf que quelques bières dans le nez, Keane devient encore plus charmant et sympathique que sur un terrain de football. Un jour, un jaloux local lui plante son poing en pleine figure. Un autre, il renverse sa bière sur la tête d’une responsable d’association – qui refuse son maillot d’Irlande, porté et signé, et lui demande avec insistance ses sous-vêtements pour une œuvre de charité – puis en vient aux mains avec le mari. Keane commence à traîner sa mauvaise réputation.

« Je ne pense pas que je serais heureux, un jour. Je ne le serais pas. Ce n’est pas dans ma nature, ce n’est pas dans mon sang ». Au terrain comme à la vie, Keane est le même. En vingt années de carrière, son visage n’a jamais changé. Illisible, fermé, hermétique, figé, le visage du bonhomme exprime un calme démesurément énigmatique et une froideur qui vous glace le sang. Presque une colère permanente envers la terre entière. Keano, seul contre tous. L’homme n’est certainement pas du genre à apprécier une bonne blague belge. Seul gagner – vaincre – et faire son métier correctement ont de l’importance à ses yeux. Toute émotion est imperceptible. Et si message il y a à délivrer, Keane le fait sur le terrain, comme un boxeur répond à son adversaire sur le ring. Conclusion : Keane n’a pas d’amis, n’aime personne et personne ne l’aime. Et il s’en fout…

Le plus bel acte de sa légende de Bad Boy, l’irlandais va l’écrire lors du derby 2001. Retour en arrière. Septembre 1997. King Eric a quitté Manchester : Keane est capitaine depuis à peine deux mois. Un mercredi soir, il se retrouve à échanger quelques verres avec des compatriotes irlandais dans un pub mancunien. Evidemment, la vieille rivalité Cork-Dublin arrive sur la table. La discussion vire mal. Bagarre générale. Tabloïds. Le samedi, Keane est titulaire contre Leeds. A la fin des nineties, la rivalité entre les deux clubs est plus que vivace. Tard dans la rencontre, alors que MU perd irrémédiablement, Keane se blesse aux ligaments (six mois d’absence) en tentant de donner un coup de pied à Haaland. L’irlandais alors au sol, Alfie vient lui glisser quelques amabilités à l’oreille. Pis, après match, il critiquera Keane pour le caractère honteux de son geste et l’accusera d’avoir simulé pour éviter d’être sanctionner. Erreur immense et irréparable. La vengeance est un plat qui se mange froid. Pendant plus de trois longues années, Keane ronge son frein. Jusqu’à ce soir d’Avril 2001. Haaland est capitaine de City, qui est remonté en Premier League et ne s’est plus pointé à Old Trafford depuis 1995. Machinalement, Keane détruit Alfie à hauteur du genou pour solde de tout compte. Il n’attend même pas de voir Mr Elleray sortir son red card pour quitter son brassard et se diriger vers les vestiaires. « Œil pour œil, dent pour dent » sonne comme une évidence dans son esprit. Résultat sans appel : fracture de la jambe et carrière brisée. Terminée. Knock Out. Keane assumera froidement : dans son autobiographie, parue en 2002, il affirme avoir préméditée le geste (« I'd waited long enough. I fucking hit him hard. The ball was there (I think). Take that you cunt. And don't ever stand over me sneering about fake injuries »). Il prendra 5 matchs de suspension et 150 000 livres d’amende.

To be continued…

Padrino

mercredi 17 juin 2009

Best Off BeFoot - La saga Roy Keane

Oui, comme nos amis les footeux, BeFoot la joue transat et pastis devant la piscine et vous ressort les traditionnels Best Off qui bercent nos journées au soleil. Et puis vous savez Befoot, c'est comme la quiche lorraine, c'est presque meilleur réchauffé... Régalez vous, Roy Keane comme vous ne l'aviez encore jamais vu...

Ecrire sur Roy Keane est un exercice aussi ardu qu’était celui de lui prendre le ballon lorsqu’il arpentait les terrains verts. Et comme devoir résumer en quelques tristes lignes le personnage et son œuvre footballistique est un crève-cœur, voici un Roy « en quatre » puisqu’il n’existe qu’un seul Keane…Fantastique milieu de terrain, le « meilleur de sa génération » selon Ferguson, Keane était surtout une exception. Agité, agressif, solitaire, violent, inamical… Les adjectifs ne manquent pas. Au terrain comme à la vie, un dangereux psychopathe qu’il valait mieux éviter de chatouiller. Alors, parce qu’envisager Keane c’est approcher l’incompréhensible, mieux vaut commencer par le commencement : le petit Roy de Cork…

« Irish by birth : Cork by the grace of God »

Cork. Bourgade de 120 000 habitants, située au fin Sud de la Province du Munster. Troisième ville d’Irlande après Dublin et Belfast. Cork « La Rebelle », marquée d’une forte réputation d’indépendance et que ses habitants autoproclament souvent « la vraie capitale de l’Irlande », par opposition à Dublin qui a très souvent subi la présence des puissances étrangères. C’est ici que naît, le 10 août 1971, Roy Maurice Keane. Comprendre d’où vient Keane est comprendre, en partie, le personnage.Depuis toujours, Cork est reconnu pour produire des caractères enflammés, comme Michaels Collins, héros de l’indépendance irlandaise. Et Keane ne déroge pas à la règle. Il est même le parfait ambassadeur de cette spécificité locale. Fier et nostalgique de son île, Keane clame sans cesse la même chose sur ses racines : « Irish by birth : Cork by the grace of God ».

Seventies et début des eighties. Rien de bien surprenant : les Keane sont une famille typique de la classe ouvrière britannique, comme on en trouve des millions outre-Manche. Roy grandit avec ses trois frères dans la banlieue de Mayfield, en périphérie de Cork. A l’époque, l’économie irlandaise bat de l’aile. On est bien loin du dynamisme et du plein-emploi d’aujourd’hui : son père, Maurice, multiplie les jobs dans les industries locales – une fois dans une usine Guinness, une autre chez un fabricant local de tricots…Comme souvent dans la working-class de l’époque (et d’aujourd’hui), le sport, et plus spécialement le football, a une place prépondérante au sein de la famille. Beaucoup des Keane, parmi les vieilles générations, ont d’ailleurs joué dans les clubs juniors de Cork, et notamment le renommé Rockmount A.F.C.

Roy, lui, est agité. Déjà. Il se cherche. Rien ne le prédestine à choisir le football comme sport favori, et encore moins comme vocation professionnelle. Le gamin commence dans le Hurling. Le Hurling !? Un sport gaélique vieux de plus de quatre siècles. Traditionnellement irlandais et nulle part ailleurs sur Terre que sur l’île d’émeraude : 100 000 licenciés pour 5,7 millions d’habitants. Une sorte de hockey sur gazon en beaucoup plus brutal, avec un zeste de rugby, ses hauts poteaux et des cages de football en bas ! Spectaculaire mais bleus et blessures garantis, même pour les initiés.Alors, à l’age de 9 ans, Keane bifurque vers la boxe. L’enfant a un potentiel certain et s’entraîne dur : il gagnera tous ses combats (4) chez les novices. Mais, dans le même temps, ses parents l’inscrivent au fameux club local de Rockmount. Là encore, le petit est prometteur. Apprend vite. Progresse. Laisse entrevoir les valeurs qui, plus tard, feront son succès chez les pros. Il s’épanouit au point d’être élu Player of the Year lors de sa première saison.

Un avenir footballistique incertain

Inconciliables. Un coach exigeant l’oblige rapidement à faire un choix entre boxe et football. Keane comprend vite qu’il sera plus facile de percer sur les prés verts que sur un ring. Il pose les gants, mais n’hésitera jamais à les ressortir sur les terrains… Seulement, si Roy a du potentiel et une détermination rare, son possible avenir dans le monde du ballon rond n’est pas si évident : sa morphologie est incompatible avec le métier de footballeur professionnel. Les spécialistes et médecins sont clairs : Keane est trop court sur jambes pour ambitionner d’atteindre le haut niveau. Mésaventure que connut aussi, avant lui, un certain Bryan Robson… Robson, ou l’un des modèles de Keane.Enfant, Roy supporte Tottenham et le Celtic. Pas étonnant, il cite Liam « Chippy » Brady – fantastique milieu de terrain, formé à Arsenal, possédant un merveilleux pied gauche et un fighting spirit développé, petit, dans les faubourgs du Nord de Dublin – comme son joueur favori. Ou encore Glenn Hoddle. Mais Keane commence donc, surtout, à idolâtrer Bryan Robson. Son jeu et ses attitudes sur le terrain s’en inspireront considérablement, au point d’en devenir une copie autant que le successeur, naturel et légitime, à long-terme. Il admire la détermination et les qualités de leader de « Captain Marvel ». A Manchester, dans les années 80, tout, et surtout les succès, dépend de Robson : United est une « one man team » !

Fin de l’aparté. Car, pour l’heure, la route qui mène à Manchester est barrée. Sa morphologie le bloque. Mais Keane ne veut rien savoir. Il a 14 ans et s’entête à se battre contre la nature. Contre son propre lui. Obtient des jobs temporaires. Se fait embaucher, par ci par là, dans les entreprises du coin. Enchaîne les travaux de manutention. Passe son temps à soulever des tonneaux de bière. Se développe petit à petit.Preuve de son ambition, Roy décide aussi d’écrire à tous les clubs de Premier League pour les convaincre de l’enrôler pour un stage. Ironie du sort, il n’écrira pas à Manchester United, persuadé alors de ne pas être assez bon. Peine perdue : il ne reçoit pas de réponse ou une fin de non-recevoir dans le meilleur des cas. Heureusement, ses efforts finissent par payer. Brian Clough le découvre à Cohb Ramblers, où il a débuté sa carrière, et insiste pour le faire venir à Nottingham Forrest. Keane a 18 ans. Travailleur discret et à l’écoute, il plait à Clough. Ses progrès sont si rapides qu’il intègre l’équipe première un soir à Anfield en 1990. Titulaire dès l’année suivante, il dispute la finale de FA Cup contre Tottenham, son club de cœur. Nottingham s’inclinera, ainsi que l’année suivante, en finale de la League Cup, contre… Manchester United. Alors l’été suivant, le temps est venu pour Keane de rejoindre le camp d’en face. Celui des vainqueurs.

To be continued…

Padrino

mardi 16 juin 2009

Le foot au féminin

Les temps changent et les femmes aux fourneaux c'est fini... Si certains de nos rédacteurs se laissent quelques fois aller à quelques réfléxions machistes dans les bureaux parisiens de Befoot, il n'en demeure pas moins que nous sommes soucieux d'une certaine parité. Aussi, donnons-nous régulièrement la parole à MariKo dont la fine plume a la lourde charge de lever les préjugés de nos phallocrates de lecteurs... Si, si ne niez pas...

Mesdames, le championnat de foot de ligue 1 est maintenant terminé. Repos du téléviseur jusqu’au samedi 8 août… Car si ces messieurs les footballeurs ont couru après un beau ballon pendant toute une saison, que nos maris ont passé chaque match dans un état de stress optimal, il y en a un autre qui a souffert, et ce n’est pas le pack de bières mais M. écran de TV… Plat ou pas, plasma ou LCD, ils ont tous donné le meilleur pour retransmettre ces images de violence et de sueur intense que sont les matchs de football. Alors, il est temps de les laisser se reposer.

Au programme de l’été: émissions culturelles (si, si, ça existe), chaînes info (et pas que pour les résultats de foot !), comédies romantiques,… mais le must du must : « la mode, la mode, la mode ». Cette émission de Paris Première est indescriptible. Ce serait un peu « où comment s’habiller fashion en claquant un max mais en restant simple ». Une belle blonde prénommée Alexandra au nom « à-coucher-dehors » se balade en mini jupe en plein pôle nord, porte des chaussures à faire pâlir les plus grands équilibristes et garde toujours un sourire ultrabright. Bref, que de la légèreté, du frivole, du chiffon… Tout ce qu’on aime en somme. Alors comme il semble peu probable que notre jolie Alexandra nous parle de foot, nous avons décidé, en cette trêve estivale, de nous pencher sur le style footballeur… côté boutiques de supporters… Petite revue de détails des six meilleurs clubs de France. Qui de Bordeaux, Marseille, Lyon, Lille, Toulouse et Paris sera sacré club le plus fashion de France ? Un autre championnat va nous faire vibrer !

Question mode et goût vestimentaire, le monde du sport est rarement cité en exemple. Si le tennis, le golf et (depuis peu) le rugby s’en sortent tout de même avec les honneurs, le football est encore en période de conquête ! Et pour preuve. Les clubs en France, mais aussi à l’étranger, ont bien compris l’importance du marketing et du merchandising. Entre polos, manteaux, tee-shirts, chaussures, pour hommes, femmes, enfants, les clubs et leurs boutiques nous inondent de leurs produits dérivés. A l’image de leur réputation, Lille et Toulouse restent discrets. L’un avec Canterbury, l’autre avec Airness, ils proposent une palette d’objets dérivés plutôt sobres mais efficaces. Car si tous les clubs proposent désormais le maillot officiel (décliné en « domicile », « extérieur », …) et autres équipements classiques (gants, bonnets, écharpes, …), certains osent aller plus loin. A Bordeaux (Puma), on vous propose par exemple le toaster, les espadrilles, les désodorisants de voiture (senteur sueur de Gourcuff ??), les bijoux de sac à main, les bagues, le sticker mural, le tout à l’effigie du club. Lyon (Umbro) n’est pas en reste avec ses crayons de couleur, sa gourde métallique ou encore ses morceaux de pelouse ! A Paris (Nike), ce serait plutôt energie drink marquée PSG, coussin en forme de maillot, cadre prestige à 110€, boules de pétanque, tatouage temporaire, boucle d’oreilles or ou argent vendue à l’unité (oui, certains supporters n’ont qu’une oreille !). Mais la palme revient, une fois n’est pas coutume, à l’OM et Adidas ! 100% marseillais pour vivre OM du lever au coucher : agenda scolaires, couette, chevalière, maniques, pendentifs, tongs, rideaux, bavoir, tétine, matelas de piscine, sceau de plage, bureau + tabouret en carton, casque audio, lampe de chevet, clavier d’ordinateur, souris, maquette du stade, nappe, bateau gonflable, manette PlayStation, pochette Nintendo DS, piscine gonflable, casque, pack de protection OM pour Wii, galette de chaises, veilleuse, cadenas,… 100% bling bling aussi car c’est le seul club capable de vous proposer une médaille en or pour la modique somme de…400€ ! Ce n’est certes pas grand-chose pour Alexandra et ses copines qui dépensent parfois un petit RSA pour une paire de chaussures…

Quoiqu’il en soit, le football suit désormais les mêmes codes que ceux de la mode. En effet, les clubs fonctionnent comme des maisons de haute couture. Une collection en printemps/été et une autre en automne/hiver, des soldes en fin de saison, des couleurs tendance, des mannequins de renommée, … Quand on a des mannequins tels que Benzema ou Hoarau pour porter un polo ou une chemise, le vêtement tombe tout de suite comme il faut. Tous les ingrédients sont réunis pour faire craquer les fashionatas, ou plutôt les supporters ! Chacun y va de sa patte pour être le meilleur. La compétition en haut du classement ne se joue pas entre Chanel ou Dior, mais plutôt entre les équipementiers des grands clubs. Adidas et Nike se livrent une guerre ouverte par l’intermédiaire de l’OM et du PSG. Qui en sort vainqueur ? Finalement, peut-être aucun. Dans cette course au titre du meilleur équipementier, ils sont passés à côté du titre du plus créatif… Regardez bien les nouveaux maillots de leur club respectif et vous vous apercevrez qu’ils sont quasi identiques… Dommage.

Le grand vainqueur ne serait-il pas Bordeaux ? A l’image de la saison, les Girondins ont réussi à faire leur trou, doucement mais sûrement et question marketing, ils ne sont pas mauvais. Dès le coup de sifflet final de la dernière journée du championnat, toute l’équipe portait déjà joyeusement le tee-shirt « Champions » en vente en boutique. Même si on préfère quand même porter une petite robe, une micro veste en jean et des ballerines, rien ne nous empêche de gâter nos papas en leur offrant un maillot de leur équipe favorite (en plus, il y a des soldes !). N’oubliez pas, dimanche 21, ce sont les papas qu’il faut fêter ! Et là, Alexandra, elle ne nous contredira pas. Sacrés champions…

MariKo

dimanche 14 juin 2009

Faut vous faire un dessin ?

Selon une étude très sérieuse réalisée par le service recrutement du PSG, Befoot est semble t'il le blog préféré des analphabètes de 27 à 29 ans... Pour mieux les remercier, nous vous présentons chaque semaine le dessin de Fabien caricaturant l'actualité plus ou moins brûlante du football.

samedi 13 juin 2009

Hors du temps

Le Real Madrid vient de débourser 93 Millions d’Euros pour s’attacher les services du Ballon d’Or FF 2008, Cristiano Ronaldo. Une somme exubérante, à l’image de son président Florentino Perez et du sport qu’il incarne.

La somme de 65 Millions d’Euros dépensée, trois jours plus tôt, pour Ricardo Kaka en paraîtrait presque anodine. Le chiffre a claqué comme un poing sur la table mondiale, affolant les compteurs et parcourant le web. Le Real a fait sauter la banque. 93 Millions d’Euros ont raison des nerfs les plus tenaces et du cœur d'un joueur. Ils mettent subitement terme à deux ans d’yeux doux et d’offres semi-transparentes machinalement refusées par United, pour faire enfin revenir sur le sol ibérique le meilleur joueur de l’ère actuelle, avec Lionel Messi.

Tous unis contre la crise
Il aura donc fallu 7 petites années pour détrôner le record astronomique de ZZ. C’était en 2001, le Real Madrid, recordman absolu de la discipline, lâchait 75 Millions pour transférer Zidane depuis la Juve. Moins d’une décennie plus tard le football plante son second pied dans l’ère moderne du tout-business où l’irrationnel des marchés financiers n’a plus d’égal que les chiffres des marchés footballistiques.

A ceux qui s’interrogeaient sur la capacité du foot à encaisser la crise que nous traversons, ces 158 Millions d’Euros, et les 9 Millions additionnels que toucheront annuellement les deux joueurs, ont donné une réponse ferme et précise. A l’heure où des pans entiers de l’économie mondiale s’effritent, où les entreprises grelottent et les banques gèlent, la balle ronde ne connaît pas la crise.

Cette impunité n’empêche pas la bulle footballistique de se ranger définitivement dans les compartiments du puzzle capitaliste. Le football en serait immoral, comme son employeur.


La banque gagne
Le pis dans tout cela est que Florentino Perez n’est nullement un magnat du tout-business et un milliardaire à ranger sur l’échiquier européen aux cotés des RLD, Berlusconi ou Abramovitch. Il n’est qu’un simplissime président d’entreprise ayant recours à l’emprunt pour financer ses investissements. Perez disposerait même d’une enveloppe globale de 250 Millions d’Euros, puisée dans une source bancaire quelconque. Ses calculs sont simples : le Real rentrerait dans ses frais en trois ans grâce aux ventes de produits dérivés, aux droits d’image et aux prix aux guichets de Bernabeu. Ribery et David Villa seraient les prochains sur la liste de Perez.

Un rien indécent quand l’Espagne croule sous les faillites, les dettes et le chômage. Conséquences intrinsèques de décennies de croissance surréaliste tractée par des emprunts bancaires incontrôlés et démesurés.


Le foot a les limites qui lui ont été fixées, à savoir aucune. S’il postule sur les tablettes pour un business comme un autre, il devra un jour ou l’autre solder ses comptes. A une époque où l’on aime taper les multinationales qui brassent du profit égoïste et taxent le petit porteur, il est paradoxal qu’on ne s’insurge de ces sommes insensées et des répercutions qu’elles ont au final sur le portefeuille de celui qui paye pour asseoir à sa passion : le consommateur TV, du stade ou du linéaire de clubs. Man United Football Club ouvre ses portes à tous…
Padrino

jeudi 11 juin 2009

Equipe pas type de l'année

Armé de ses plus belles tongs et de son bob Ricard fétiche, BeFoot s’en est allé décerner lui aussi ses récompenses aux acteurs de la Ligue 1. Découvrez donc en Exclusivité « L’équipe pas type » BeFoot. Une équipe qui s’est distinguée tout au long de la saison, et qui nous a réjouis tout autant que les Gourcuff et autres Gignac, voire plus…Une « équipe pas type » avec sa part de subjectivité…Il a fallu faire des choix. Toutes nos excuses par avance aux oubliés de cette « nightmare team » et à leurs familles.



Christophe Revault :
Il fallait logiquement un représentant du HAC, cette équipe pas type à elle toute seule, dans notre équipe 2009. C’est le plus vénérable d’entre eux que notre jury a sélectionné, Christophe Revault. Une récompense méritée pour ce gardien qui n’a jamais progressé tout au long de sa grande et belle carrière. Il est aujourd’hui, selon nos spécialistes, encore moins fort qu’il ne l’était lors de son passage au PSG ! Toute la panoplie du gardien estampillé « bêtisier de Fred Callenge » y est passée : problèmes de dos, mains « Tahiti douche », sortie aérienne « Air ball ». En tout cas, après ça, Revault peut mourir tranquille. Le plus tard possible quand même mais il peut mourir tranquille !

Jérémy Berthod ;
Jean Fernandez nous l’avait annoncé en début de saison : Ce serait l’année de l’envol pour le gone Jérémy Berthod dont la mine puérile compensait jusque là assez magiquement la médiocrité. Et autant le dire, on avait un peu peur de l’observer sur la pelouse de l’Abbé Deschamps en début de saison. Lui aussi sans nul doute : Il préféra donc réussir cette incroyable série pour cette saison de l’envol : Blessure, convalescence, remise à niveau, blessure, convalescence, remise à niveau. Durée : 1 an. Mais le gamin a le sens de la syntaxe et s’en est allé insolemment ponctué cette magnifique saison d’un but qui en fait ainsi l’un des meilleurs buteurs de cette équipe pas type. On attend avec impatience la saison de la confirmation !

Anthony Reveillère :
Rien ne prédestinait réellement l’international français à se retrouver parmi cette improbable équipe. Plutôt plus doué que le commun des arrières droits de L1, quoique occasionnellement ridiculisé, l’ancien rennais a surtout marqué cette saison par sa décision de laisser pendouiller tout près de sa rotule gauche deux de ses quatre ligaments croisés. De retour sur les terrains en fin de saison, il s’agit désormais de mettre un petit carré rose interdit au moins de 16 ans lors des retransmissions des matchs de l’OL pour ne pas contraindre le jeune public de Gerland à regarder l’inéluctable prochaine blessure du tout nouveau joueur en mousse du championnat.

Ronald « Mac Donald » Zubar :
Que les marseillais se rassurent, Ronald fait bien sur partie de cette équipe pas type. Cette saison l’a confirmé : les Christanval, César et autres Berizzo peuvent dormir sur leurs deux oreilles respectives. Ils ont leur successeur, leur maître même. Oui, Ronald Zubar est incontournable, il est le facteur X, le résidu de Solow sur un terrain de foot et peut à tout moment faire basculer une rencontre de l’OM. But contre son camp, passe décisive à l’attaquant adverse, glissage malvenue, contrôle Walt Disney et expulsion scandaleuse. Toutes les flèches sont à l’arc de l’ancien caennais. Il est sans nul doute la figure de proue de cette équipe pas type.

Jacques “Pancho” Abardonado:
Malgré la sous médiatisation de VA, « Pancho » tire son épingle du jeu pour se faire une place au soleil à côté de l’indispensable Zubar. Bien sur, Abardonado est sûrement un mec laborieux qui manque cruellement de talent…Mais il compense le Pancho. Car Pancho, c’est une gueule (Quoi sa gueule ? Qu’est ce qu’elle a sa gueule ?), c’est un refus quasi-idéologique d’utiliser le rasoir. Pancho, c’est surtout autant de boulettes que de caravanes dans un camp de gitans. Bref, les chiens aboient, la caravane passe, mais Pancho est éternel !

Etienne Didot :
Et ben le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est une sacrée surprise de retrouver le toulousain Etienne Didot au milieu de cette improbable équipe pas type. Sa présence s’explique néanmoins le plus rationnellement du monde. Bien sur, ses performances ont été excellentes mais quelle idée farfelue est passée par la tête du brillant milieu breton pour aller inscrire sa fiancée espagnole à la Nouvelle Star. Faute de goût surprenante et inacceptable. Résultat ? Une défaite cuisante pour Madame et un gros rouge attribué par la rédaction de Befoot (avec l’aide de Monsieur Chapron) à Monsieur. Etienne Didot est indéniablement LE bon joueur de cette équipe pas type.

Stéphane Dalmat :
Sorte de Raymond Poulidor du Ballon de Plomb, toujours placé, jamais gagnant, Steph Dalmat sauve sa saison avec cette sélection au sein du onze pas type de la L1. Capitaine en club, il est logiquement le capitaine de notre onze. La principale qualité d’un bon capitaine ? L’exemplarité ! Et Steph le Sochalien en a à revendre de l’exemplarité : Une petite soirée en mode Patrice Loko pour la fin de soirée au poste et Disney Govou pour les trois grammes, une arrivée à l’entraînement encore rond comme un ballon de la veille… « Stéphane est un grand professionnel ! » a même osé Alexandre Lacombe, le président Doubiste. Befoot s’est laissé convaincre par les propos du cousin éloigné de Guy Lacombe et fait donc une petite place au soleil à Dalmat dans sa dream team.

Jérôme Rothen :
Malgré la concurrence du génial Hatem Ben Arfa ou de l’invisible Daisuke Matsui, c’est assez logiquement que l’homme le plus détesté du foot Français s’impose dans ce onze type. Le tout grâce son jeu stéréotypé de gaucher qui ne se sert de son pied droit que pour monter dans le bus et son incroyable propension à ne jamais réussir à déborder son vis-à-vis. Mais il faut le comprendre le petit Jérôme : il n’avait pas la tête à ça, pris dans le tourbillon médiatique suite au succès de son premier opus. Un succès littéraire, ça vous change un homme…

Kader Keita :
Souvenez vous, Kader Keita devait être LE joueur capable de faire gagner la Ligue des Champions à l’Olympique Lyonnais. Il valait 18,5 millions d’Euro. Il est aujourd’hui l’homme qui ne valait pas dix centimes. Tout club peut désormais l’acquérir en échange de 2 malabars usagés et d’une photo de Robert Hue. L’ivoirien est maintenant LE joueur capable de centrer devant la cage de Janot à Saint-Étienne alors qu’il déborde sur coté droit de Gerland. Caricature pathétique du joueur d’instinct, l’ancien lillois est capable de tout. C’est bien là est tout le problème pour ses partenaires. Nul doute qu’il se sentira à son aise au sein de cette équipe pas type.

Daniel Niculae :
Pas grand-chose à dire sur ce discret mais inefficace attaquant Roumain. L’homme ne parle pas beaucoup, barrière de la langue oblige. Il n’agit pas beaucoup non plus, problème de pieds oblige. Mais « Dany le roumain » a compris mieux que quiconque le poids des chiffres. Les chiffres ne mentent jamais : zéro but, zéro passe décisive malgré la confiance aveugle (sic) de Jeannot Fernandez, qui l’a systématiquement titularisé lors des dix huit premiers matchs de la saison. Peut être arrivera t-il au sein de cette équipe à réaliser son rêve ultime : voir les filets trembler une dernière fois sans se réveiller en sursautant au beau milieu de la nuit !

Bafé Gomis :
La « Bafémania » n’a pas duré bien longtemps dans notre petit hexagone franco-français. Adulé il y a un an, plus personne ne croit plus en lui. Et seul Befoot tend la main au stéphanois, malgré le risque de se prendre un gros coup de griffe, et ose le placer en pointe de cette équipe pas type. Le secret de la réussite de Bafé ? Son irréprochable hygiène de vie à base de grecs frites mayo ketchup, Golden Menu au Mac Do, d’Américaine pâte Cheezy chez Pizza Hut ou petit Quick pour varier…

Befoot

mercredi 10 juin 2009

Faut vous faire un dessin?

Grandes classiques des journées en chiffres de BeFoot, découvrez en image la très utile Alerte Enlèvement. BeFoot, un blog d'utilité publique, soyez en sûrs...




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