jeudi 19 novembre 2009

Décrassage Spécial Equipe de France

Voici comme d’habitude durant les semaines internationales, notre petit décrassage spécial Equipe de France. Six points pour revenir sur ce qu’il faut retenir de cette semaine plutôt riche en émotion. (NDLR: On a essayé de rivaliser avec L'Equipe pour les titres pourris. Désolé...)

1) Le Vol Eire France. On a beau vouloir savourer la fin de ce mal à l’estomac, on a un peu l’impression d’avoir réalisé le casse du siècle. Sans haine ni violence… Sauf que rien ne nous rend aussi populaire que Spaggiari. Au contraire, on est en quelques heures devenu le vilain petit canard du foot mondial et Henry l’incarnation humaine de la tricherie qui fait l’emporter l’injustice sur la justice. Le mal sur le bien. A nous le déshonneur dans la victoire et aux Verts l’honneur dans la défaite. Le monde à l’envers. Mais l’histoire est souvent faite ainsi car le foot ne ressemble en rien aux contes de notre enfance où le gentil héros l’emporte toujours à la fin. Hier, l’Irlande héroïque méritait d’aller à la CDM. Mais en Juin prochain, l’EDF sera dans les airs pour l’Af Sud, bien au-dessus du buzz médiatique qui va déferler sur le net pendant les 6 mois à venir. Comme frappé d’une impunité liée à une grâce divine.

2) Put your hands up in the Eire. Il y avait la main de Vata à Lisbonne. La main de Maradona à Mexico. Et il y aura désormais la, ou plutôt les mains d’Henry à Paris. Dans son concours (vers le bas) de titre de Une, L’Equipe a donc osé chaparder la « Main de Dieu » après le Verlan, le Kool Shen et les Ramouchites sur l’Eire de ces dernières semaines. Certes. Mais bien qu’elles symbolisent toutes la même tricherie infâme, qu’elles soient toutes source d’une injustice finale admise universellement, on ne peut pas s’empêcher de penser que la « Main de Dieu » est unique au panthéon du sport et qu’elle a en elle un zeste de romantisme que n’a pas celle d’Henry. La main de Diego avait une élégance dans la tricherie qui la rendait naturellement belle. Elle était aussi suivie d’un des « buts du siècle » qui effaçait à jamais le caractère odieux de son prédécesseur de but. Et puis, l’injustice frappait les Anglais et l’injustice est belle, voire justice, aux yeux de tous lorsqu’elle frappe l’Angleterre… Hier, la main d’Henry n’avait de grand que son atrocité et son seul rapport avec la griffe d’une divinité supérieure était son caractère miraculeux tant la France était embarquée dans un scénario à la Bulgare qui sentait le sapin.

3) Une qualif', même si ça n'en n’a pas l’Eire…Avant d’aboyer avec les loups (puisqu’il y a matière à le faire), reconnaissons au moins un immense mérite à cette équipe de France là : celui d’avoir su se qualifier. Celui d’être allé chercher la qualif' alors que plus grand-chose ne poussait à y croire Pour le reste…L’Irlande 2009 a rejoint, toutes proportions gardées, la Hollande 74 ou la…France de 82 au panthéon des « sublimes perdants » de l’Histoire du foot. Les Bleus eux viennent d’accéder au panthéon des « gagnants scandaleux ». Au-delà de la main d’Henry, qui n’est finalement qu’un fait de jeu, c’est la prestation d’ensemble de l’Equipe de France qui est scandaleuse, à la limite de la faute professionnelle. Comment peut-on passer collectivement à ce point là à côté d’un match ? Comment dix joueurs peuvent-ils évoluer en même temps à des années lumières de leur véritable niveau ?

4) Une "Equipe" de France qui Eire? Ils avaient le même maillot mais on a rarement eu l’impression que nos onze joueurs formaient une équipe…Nos bleus se sont d’ailleurs retrouvé une bonne dizaine de fois à deux (voir plus) au même endroit pour disputer le même ballon…tout en réussissant à le perdre. Le symbole est la blessure de Julien Escudé à la suite d’un coup de coude de…Patrice Evra. Devant, ce fut le néant ou presque. Tout le monde se marchait dessus dans ce 4-2-3-1 désespérément axial. Anelka, qui avait enfilé le costume de sauveur de la patrie, jouait là ou il en avait envie. Henry désertait un côté gauche devenu une sorte de no man’s land offensif. Gourcuff avait des (vrais) airs de Casper et errait sur la pelouse du SDF, certainement à la recherche de son génie. Gignac avait tout simplement atteint sa limite : le haut-niveau. Il n’y avait pas un Diarra pour rattraper l’autre.

5) Domenech : « Merci Eire Lloris ». Chez Befoot, on a longtemps lutté pour ne pas céder à l’effet de masse et aux critiques souvent malhonnêtes a l’encontre du sélectionneur. Pourtant, en ce jeudi règne une saveur bien amère, comme si quelque chose clochait. Oui, en ce froid jeudi, l’équipe de France aurait dû être éliminée par l’Irlande. Aussi, Domenech aurait dû être débarqué, et peut être même aurait-il dû s’exiler pour ne pas subir les pugilats du peuple français. Mais voilà, le foot est amusant, et en ce jeudi matin, l’Equipe de France peut miraculeusement planifier son séjour chez Mandela et Raymond Domenech en sera le sélectionneur. Foutue dictature des résultats. Pourtant, l’Equipe de France nous a fait vraiment honte et sans parler de l’amont, on peut décemment juger le résultat. Pas le score, soumis à innombrables facteurs externes mais plutôt la fond de jeu. Hier, la France a touché le fond. Manque plus que le jeu. Aujourd’hui, on ne mettrait pas notre main à couper que Domenech ne sera pas champion du monde l'été prochain mais on se dit quand même qu’on aurait plus de chances de l’être avec un meilleur coach. Qu’attendons-nous ?

6) Il ne manque pas d’Eire. Evidemment, on ne demande pas à Raymond Domenech de faire des discours à la Obama et de venir devant les micros avec le bâton et les fesses en l’air. D’abord, ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande et au final, on s’en moquerait un peu s’il avait des résultats plus conformes au standing de l’équipe de France. Cependant, il y a une limite qu’il ne faut franchement dépasser. Après les déclarations de l’Euro où il préfèra demander sa femme en mariage plutôt que de tenter un semblant d’explications à la nation déçue d’un tel dénouement, on aura désormais en mémoire les déclarations de France-Eire. Inexistantes. Le sélectionneur doit rendre des comptes devant tous les amoureux de foot que nous sommes et ne doit pas se cacher derrière de l’émotion ou même des résultats de façade. Raymond donne l’impression d’être complètement perdu ou plus grave, de se foutre de la tête des Français. Hier, il avait donc envie de faire la fête et de savourer la qualification. Nous, les français avions surtout envie d’aller prendre un cachet d'aspirine et d’aller nous coucher pour vite oublier ce que nous avons plus que sérieusement envisagé durant plus de 90 minutes. Peut-être n’avons nous juste pas la même notion de ce que la France représente. C’est triste… et c’est inquiétant surtout !

Padrino, Titielbobo et T.B


Lendemain de Fucking Disgrace

On sait pas trop si on est content ou honteux. Sûrement un peu des deux... En attendant le traditionnel décrassage qui ne saurait tarder, Befoot vous propose de vous remémorer deux autres mains de Dieu...





mercredi 18 novembre 2009

Equipe de France - CDM 2010

Jour de France malgré la pluie et le froid. Pour ce jour si important pour le football français et pour tous les amoureux de foot que nous sommes, Befoot se propose de vous rappeler que la Coupe du Monde est quelque chose d'unique et que ne pas se qualifier serait un manque considérable dans nos vie. 98 est encore présent dans nos tête. Bon ça fait un peu bisounours, mais la coupe du monde c'est autre chose. Retour de façon subjective sur la seconde mi-temps de la demi-finale la coupe du monde 98...

lundi 16 novembre 2009

British Corner #8

Le British corner s’est arrangé à l'amiable avec la journée en chiffres pour paraître exceptionnellement le lundi, faute de journée de championnat. Les expatriés de BeFoot vous résument ainsi Day after Day la semaine footballistique anglaise, là où le foot prospère…

Monday 9th November
Scandale en Grande-Bretagne: Le Sun publie les nombreuses fautes d’orthographe du Prime Minister Gordon Brown dans son courrier à la mère de l'un des soldats morts en Irak récemment. (CF. ici) En France, on a bien Ribéry qui ne sait pas aligner trois mots sans fautes et on n'en fait pas tout un fromage. Comment ça ça n'a rien à voir?
Ferguson et l’arbitrage, suite. L’entraineur écossais de ManU n’a pas spécialement apprécié que the ref' siffle la faute de Fletcher qui a entrainé le but de Terry lors du Crunch entre Manchester et Chelsea et dit perdre sa foi en l’arbitrage. Et sinon, t’en penses quoi du High Kick d’Evans dans les côtes de Drogba qui valut…. un carton jaune à l’ivoirien ! Voir la vidéo
Liverpool n’en finit pas d’être ridicule et doit même s’en remettre à N’Gog pour ne pas perdre à domicile contre Birmingham. Le comble du pathétique !

Tuesday 10th November
Liverpool-Birmingham suite. N’Gog fait enfin les gros titres des journaux anglais. Euhh, pas parce qu’il est bon, faut pas pousser mais parce qu’il a scandalisé tout le royaume par son plongeon qui offrit un penalty aux Reds en même temps qu’un nul inespéré. Voir l'article
People. On apprend que Katie Perry (the one who kissed a girl) est une grosse fan de West Ham. Good to know ! Et de quelle équipe elle est fan Clara Morgane ?
Papa Terry essaie d’arrondir les fins de mois de la famille. Le sérieux News of The World a enquêté plusieurs mois et a découvert que le père du très respecté capitaine de Chelsea n’était en réalité qu’un minable dealeur de cocaïne. Comme quoi les chiens font aussi des chats…

Wednesday 11th November
Ca y est, tout arrive et l’Angleterre se passionne enfin pour son football féminin, dont on retrouve les joueuses de l’équipe nationale en petite tenue dans un jacuzzi en train de faire la promo de…protège tibia. On aura tout vu ! La vidéo coquine, c'est par ici

Thursday 12th November
David Beckham, le footballeur, révèle un peu de son intimité en déclarant qu’il était un énorme fan de Lee Sharpe quand celui-ci faisait les beaux jours de Man United entre 86 et 96. D’un autre côté, nous aussi, l’hiver, on est fan de Lee Sharpe, ça tient chaud et ça empêche de choper la grippe A… Pardon !
Drames de gardien, suite. Après les accidents de Lloris et Mandanda la veille de OL-OM (Enfin selon nos sources...) et le suicide de Robert Enke en Allemagne, il ne faisait pas bon être un gardien cette semaine. Carlo Cudicini l’a encore démontré par l’absurde en allant percuter une voiture avec sa jolie moto BMW…

Friday 13th November
David Beckham le jetsetter, a mis fin à l’insoutenable suspense et a déclaré qu’il restera à Los Angeles après sa carrière. On comprend pas, l’Angleterre, son brouillard, ses briques rouges et ses cafés dégueux, c’est plutôt sexy aussi, non?
Tevez n’a pas le moral. L’apache explique qu’il en a un peu raz le bol du foot et qu’il sent qu’il ne mérite pas de jouer pour l’Argentine. Ben qu’est ce qu’il nous fait le Carlito, ce ne serait pas une grosse déprime ? Je crois qu’il est surtout temps que tu te casses de ta prison dorée de Man City et que tu retournes voir le soleil pour mieux dépenser tes millions.

Saturday 14th November
Porthmouth voit grand et souhaite à tout prix éviter la relégation en championship à la fin de la saison. C’est pourquoi le club de Pompey envisage de recruter au mercato les deux starlettes françaises Hatem Ben Arfa et Loic Rémy qui rejoindraient alors Frédéric Piquionne. Si c’est pas triste tout ça…
Mercato. Selon les journaux anglais, Fergie se préparerait à dépenser 80M£ en janvier prochain. Sur les tablettes : Carlton Cole, Edin Dzeko, Jack Rodwell, Philpp Lahm, Romelu Lukaku ou encore Connor Wickham… Euh ouai, qui a dit que c’était un bon recruteur l’ami Ferguson ?

Befoot

dimanche 15 novembre 2009

Décrassage Spécial Equipe de France


Voici, comme d’habitude en semaine internationale, notre petit décrassage spécial Equipe de France. Quatre points pour revenir sur ce qu’il faut retenir de ce barrage aller…

1) L’enfer ? Quel enfer ? Cela faisait à peu près une semaine qu’on nous l’annonçait un peu partout (comme on nous l’avait soit-dit en passant annoncé il y a un peu plus d’un mois au Marakana…) : ce match, ce serait 90 minutes en enfer pour nos bleus ! Sylvain Marconnet, vieux de la vieille, baroudeur parmi les baroudeurs, avait confirmé : « On ne sort rarement indemne de Croke Park…». On est d’accord avec lui (non, on n’a pas peur de cette petite tarl…) : Un match de rugby à Croke Park, ça doit laisser des traces… Mais il s’agissait bien d’un match de foot hier soir. Croke Park a effectivement joué son rôle de douzième homme mais cela ne sert pas à grand-chose lorsque les onze premiers sont aux abonnés absents…Et puis, il devait y avoir les éléments : On nous annonçait un temps « so Irish », un temps à ne pas mettre le coq de l’éternel Clément d’Antibes, sorte de José Bové du supporteurisme, dehors. La Evelyne Dhéliat locale s’est lamentablement plantée. On nous aurait donc menti ? A moins que l’enfer, ce soit plutôt cool en fait…

2) L’Irlande à l’Italienne… On a été assez déçu par la faiblesse de cette équipe d’Irlande. On ne doutait bien, au vue des noms des onze titulaires, dont certains évoquent plus la peinture en bâtiment que le football, que l’on ne verrait pas le Barça ! Mais on n’a pas retrouvé cet engagement total, ce légendaire « fighting spirit », qui fait la force de cette équipe et qui peut, à lui seul, compenser des différences de niveaux abyssales. Et il faut bien le dire, les deux équipes n’évoluent pas dans la même catégorie…Même menés au score, les Irlandais n’ont jamais réussi à emballer le match, à mettre ce petit grain de folie qui aurait pu enflammer un stade qui ne demandait que ça. Ils n’ont pas utilisé leur principale arme : envoyer de grandes quilles devant et mettre la pression…Comme si l’Irlande n’était pas tout à fait l’Irlande. On a même vu par moment une certaine rigueur tactique. Un bien pour un mal finalement. Car on ne défend pas avec Richard Dunne ou Saint Ledger comme on le fait avec Cannavaro ou Nesta. Trapattoni s’est, lui aussi et comme Evelyne Dhéliat, trompé : il a retiré son âme à cette équipe.

3) Domenech y est presque. Si Trapattoni s’est loupé, c’est peut être aussi parce que Domenech a fait les bons choix. Certainement très dur à accepter pour les anti-Domenech de base. Pas de quoi par exemple faire dire à Dugarry que Domenech y est un peu pour quelque chose dans cette victoire. Alors on le fait à sa place. Oui, Domenech a amené en Irlande une équipe commando prête à la bagarre, au combat. Oui, dans cette optique, le choix d’Alou Diarra était le bon. Oui, il a eu l’intelligence de bouleverser sa hiérarchie au poste de gardien en cours d’éliminatoires. Domenech s’apprête donc à devenir le premier sélectionneur des bleus à qualifier trois fois de suite l’EDF pour une grande compétition internationale. Pas mal pour un entraineur incompétent.

4) M6 – Adidas, duo gagnant. On ne résiste pas à l’envie de féliciter les équipes marketing d’Adidas, qui ont frappé un gros gros coup ce samedi soir. Le plan était parfait pour le lancement du nouveau maillot : gros match, grosse audience…et gros buzz. Il ne laissera en tout cas personne indifférent. On regrettera quand même qu’Adidas, certainement à la bourre, n’ait pas pris le temps d’enlever les bandelettes noires de gros scotch au dos des maillots ! Sinon, ben on a apprécié la coupe « gay pride » du maillot qui met en valeur les pecs (pour ceux qui en ont) ou…les petits excédents de bedaine pour ceux qui vont plus souvent au kebab que les autres après l’entrainement (Dédéééé). Bon point également pour M6, qui a presque réussi à nous faire regretter sincèrement ce bon vieux Christian Jeanpierre. Faut dire que la petite chaine qui monte n’avait pas lésiné sur les moyens, réunissant sur un seul et même plateau TV ce qui se fait de pire : Philippe Lucas et son marcel, Luis Fernandez et sa maitrise de la langue française ou encore Bruno Solo et Pascal Obispo en imposteurs de service…A signaler quand même une grosse prestation de Thierry Roland, qui a confondu à peu près neuf fois sur dix Henry et Anelka !

Titielbobo

samedi 14 novembre 2009

France-Eire fait les gros titres

En ce D-day (et à la demande à peine masquée d’un certain Monsieur O), Befoot se propose d’essayer de rivaliser avec les journaux français et de deviner les gros titres de demain matin…Liste non exhaustive. To be continued…

En cas de victoire

Un grand bol d'Eire
Ils ne manquent pas d'Eire
Pas de mal à se faire Dublin
Ces bleus ont la main verte
La France s’envoie en l’Eire (en cas d’orgie offensive des bleus)
En vert et contre tous (Si la France s'impose grace à un coaching magique de Raymond)
L'Eire d'autoroute (En cas de qualification quasi assurée dès l'aller)
Henry remet le couvert (Victoire 0-1, Henry buteur) Romain

En cas de match nul

L'Eire de rien
Complètement Eiremétique (En cas de bon 0-0 des familles)
Eire Lloris (En cas de 0-0 obtenu grâce à Lloris)
Dublin sur la planche Romain

En cas de défaite

Crash pour Eire France
La tête en l'Eire (Défaite avec deux buts irlandais de la tête sur coup de pied arrêtés)
Raymond à la Trap (Dans tous les cas si la france perd !)
Saturday bloody Saturday
Croqués à Croke Park
Nos Bleus sont verts (En cas de défaite sur un pénalty injustifié à la dernière minute)
Pas ver(t)nis nos Bleus (Si les Bleus touchent quatre poteaux et s’inclinent finalement après avoir dominé tout le match)
Peur verte sur nos bleus
L'Eire pèse (En cas de défaite très embêtante...comme un herpès quoi)
Noyés dans un vert d'eau (En cas de défaite et de pluie irlandaise)
My terror is irish
C'est vert ! (En cas de défaite...sévère) Romain

France-Irlande: D-Day

Ca y est, on y est. Ce soir a lieu le match aller de ces foutus barrages pour la coupe du Monde et ce serait mentir de dire qu'on n'est pas inquiet. Mais pour ne pas trembler toute la journée en attendant le match, Befoot se propose de conjurer l'éventuel mauvais sort en se matant le petit chef d'oeuvre de Titi Henry, il y a 4 ans. Ça nous avait amené au mondial...

vendredi 13 novembre 2009

La question qui dérange !

Vous nous connaissez rigolos, de mauvaise foi ou plus pertinents. Aprenez à connaître notre fibre politique… Régulièrement, Run vient faire cogiter nos neurones de footballeurs en se posant les bonnes questions. Elémentaire mon cher Watson...

Et si une élimination de l’équipe de France à la coupe du monde 2010 serait finalement la meilleure chose qui puisse nous arriver ?

Je mets les pieds dans le plat, et j’ose le dire, mais j’en suis persuadé. Rappelez-vous le 17 novembre 1993 et ce fameux France-Bulgarie. Tous les journalistes et experts criaient au scandale et ce match reste comme l’un des plus gros échecs du football français. Mais à y regarder de plus près cette non qualification fût plus que bénéfique. Le nouveau sélectionneur a osé taper dans le dur : exit les Papin Cantona, Ginola et autre Sauzée. La place est faite pour une nouvelle génération, jeunes certes, mais très prometteuse. L’objectif est clair, il faut gagner la coupe du monde 1998 en France.

Aujourd’hui la situation ne ressemble-t-elle pas étrangement à celle de 93 ? L’équipe de France est composée de deux générations complètement différentes et qui n’arrivent pas à se comprendre.

Il y a 16 ans, il a fallu ce traumatisme pour mettre dehors tous les anciens qui n’avaient plus rien à prouver. La jeune génération des Deschamps, Desailly, Thuram, Lizarazu et Zidane a pu prendre le pouvoir et préparer sereinement l’Euro 96 puis la coupe du monde 98. Aujourd’hui les Bensema, Nasri, Clichy, Diaby… sont au moins aussi doués que leurs glorieux anciens. Il faut juste qu’on leur accorde toute la confiance qu’ils méritent. D’autre part, l’immobilisme français prend tout son sens ici. Sans électrochoc, point de décisions. Qui nous dit que Henry, Viera, Anelka ou Gallas ne vont pas vouloir pousser jusqu’à l’Euro 2014 ? Seule une défaite contre l’Irlande obligerait les anciens à quitter le groupe France, et à tourner définitivement la page.

Les plus grandes victoires se construisent dans les plus grandes défaites. Il est certain que nous ne gagnerons pas de toute façon la prochaine coupe du monde. Commençons donc dès le 18 Novembre 2009 à préparer l’Euro 2012, avec toute une génération plein d’avenir. Et surtout sans Raymond Domenech…. N’est ce pas ce qu’il mérite d’ailleurs ?

Run

jeudi 12 novembre 2009

Equipe de France - CDM 2010

14-18 : Rendez-vous avec l'histoire

Larouchefoucault a dit un soir de grande méditation que « Dans toutes les existences, on notait une date où bifurque la destinée, soit vers une catastrophe, soit vers le succès ». Bon, ça ne frôle pas le génie absolu comme déclaration mais il fallait que ce soit dit. Donc merci Laroche, et passe le bonjour à Jean-Pierre. En effet il est clair que les deux prochains rendez-vous de l’équipe de France vont engendrer soit un séisme sans précèdent pour le foot français, soit le début de six mois de fantasmes humides pour tous les gaulois que nous sommes. Et le premier acte, c’est samedi, en Irlande !

L'appel des irlandais
Et oui, le monde jettera donc un regard amusé sur Croke Park, en plein centre du Dublin, samedi où la France, grande nation de football, devra passer les rattrapages avec les autres seconds couteaux de l’Europe du football pour s’emparer des derniers sésames pour aller serrer la main de Nelson Mandela l’été prochain. Au regard des forces en présence et même de la forme du moment, l’expédition en Irlande pourrait tout à fait faire figure de formalité pour la bande à Raymond. Mais il est des stades où la raison se voit refuser l’entrée. Croke Park en fait indéniablement partie. Les jours de grands matches, ses travées y abritent plus de 80 000 irlandais dont la passion pour la patrie n’a d’égal que la beauté de leur chant. Et nul doute que les certitudes des joueurs français seront moins vivaces après le mythique Ireland call chanté à tue-tête par le peuple irlandais, enivré par quelques pintes de Guiness certes mais aussi par son profond désir d’accompagner son équipe nationale en Afrique du Sud. Unis, Croke Park pourrait alors tout à fait être le théâtre d’un des grands exploits du football irlandais, là même où des dizaines d’irlandais furent tués il y a 90 ans dans la fureur du légendaire bloody Sunday. Pour l’équipe de France, il ne faudra certainement pas compter sur la capitulation ou le fatalisme de la bande à Robbie Keane. Impossible n’est pas français ? Pas sûr que ce ne soit irlandais pour autant…

Fiers d'être français?
Mais si toute l’Irlande est prête pour l’exploit, en France règne une certaine incrédulité. Ce match en Irlande ne nous paraît pas vraiment réel et la presse a beau nous vendre et revendre ce match à Dublin, on a quand même du mal à réaliser comment l’équipe de France a pu se trouver en pareille situation alors que toutes les grandes nations du football ont déjà leurs vols en première classe réservés pour l’Afrique. Et pourtant, les faits sont là et dans 180 minutes, il se pourrait très bien que les bleus restent à quai dix-sept ans après Kostadinov. Et la désillusion serait peut être pire encore qu’en 1993 tant la sélection française paraît être l’une des meilleures au monde avec le Brésil, l’Espagne et l’Angleterre. Mais encore une fois, la feuille de match n’est que du papier, et il manque certainement en France ce fameux supplément d’âme indispensable pour faire de cette équipe de milliardaires une machine à bien jouer et à gagner. On n’a pas senti depuis trois ans cet amour indéfectible pour le maillot bleu et pour notre beau pays et les petits prolétaires que nous sommes ont parfois le désagréable sentiment que la paie des clubs est une source de motivation plus grande que la fierté d’être français. Samedi, pourtant, l’honneur du football français est en jeu et l’occasion sera idéale pour les joueurs de prouver qu’ils sont conscients que le maillot frappé du coq est un honneur mais aussi une responsabilité. Samedi, l’équipe de France jouera au nom de tous les amoureux du foot français qui ne veulent pas voir onze des leurs anéantir quatre ans d’attente.

Tous les chemins commencent à Dublin?
Pour se rassurer, nous pourrons nous souvenir que la victoire de Dublin en septembre 2005 fut le premier barreau de l’échelle qui nous éleva quasiment sur le toit du monde. Ce soir-là, le héros s’appelait Thierry Henry. Le Gunner est depuis devenu Blaugrana mais il a encore une fois l’occasion de nous prouver qu’il mérite que son nom soit inscrit aux cotés de Platini et de Zidane au panthéon du panthéon du foot français. En plus, cette fois-ci, il n’y aura ni Thuram, ni Zidane, ni Makélélé pour lui voler injustement la vedette. A moins que ne se révèlent enfin deux des plus grands joyaux de notre pays. Evidemment Yoann Gourcuff et Karim Benzema se conjuguent encore au futur mais peut être que leur verve n’est pas irrégulière au présent. Allez savoir ! Quoiqu’il en soit, il règne une certaine tranquillité dans notre pays. Le calme avant la tempête ? Espérons seulement que le 14 et le 18 (novembre) ne soient pas synonymes de larmes et de peine…

T.B

mercredi 11 novembre 2009

Naming : les biens dénommés ?

Depuis quelques années, le « naming » de stade connaît une expansion sans précédente dans le football européen. Bien que source formidable de financement pour la construction de nouvelles enceintes sportives, le phénomène fait aussi des septiques parmi les puristes et crée le débat. Explications.

Plusieurs centaines de personnes sous les tribunes de St James. La mobilisation bien que massive n’avait rien à voir avec un élan de protestation contre l’engagement des troupes royales en Irak ou pour la protection de l’économie laitière de la région. Non. C’était Samedi après une victoire facile contre Peterborough (3-1) et il s’agissait de protestations « pacifiques » contre la décision du proprio Mike Ashley de mettre en vente le nom du stade de Newcastle, à défaut de trouver un repreneur pour le club. Décision qui mit forcément un coup d’antigel à la Toon Army, bien décidée à éviter… pardon à protester contre le re-baptême de St James’ en une horrible adresse e-mail : « The sportsdirect.com @ St James' Park Stadium ».

Financement tout privé
Newcastle est loin d’être une exception précoce. Si le naming atterrit à peine dans l’éloignée contrée du Yorkshire, le phénomène ne date pas de hier et a fait des émules depuis sa naissance en Amérique. Académiquement, on peut définir le « naming » comme la pratique qui vise à donner le nom d’une enceinte sportive à une marque en contrepartie de gros billets verts. Un sponsoring à grande visibilité pour la marque qui gagne là une représentation à long terme. D’ailleurs la plupart des entreprises qui investissent dans le naming ont généralement une forte implantation et reconnaissance dans la région touchante au stade.

Le partenariat est alors gagnant-gagnant : pour les clubs, il s’agit d’une source de financement privé unique, voire indispensable, pour moderniser ou construire leurs stades. Car même les partenariats public-privé, si loués ces derniers temps car permettant de réduire la part des dépenses étatiques, font grincer les dents des contribuables qui voient plus difficilement d’un bon œil la construction d’un stade de foot qu’un hôpital ou une école. Surtout en période de récession économique comme actuellement.

La France en retard
Comme souvent en matière de business, le « naming » est né aux USA – Gillette Stadium, Heinz, Ford, FedEx Field etc – avant de s’exporter avec grand succès en Allemagne et en Angleterre : Allianz Arena (Munich), AOL Arena (Hambourg), Porsche Arena (Stuttgart), Fly Emirates Stadium (Arsenal), Ricoh Arena (Coventry)… D’autres pays s’y sont mis : Philips Stadion à Eindhoven, Toyota Arena à Prague, Finnair Stadium à Helsinki etc.

Comme souvent aussi, la France se veut elle l’un des derniers remparts à l’universalisme, mais devrait suivre le mouvement prochainement. Le MUC va lâcher le vétuste Léon-Bollée pour se donner en spectacle dans la MMArena, construite en partenariat avec Les Mutuelles d’Assurances locales. Des bruits de couloirs parlaient d’un LG Stadium à Lyon. Gervais Martel à Lens a annoncé être favorable au processus.

Les temps changeraient donc aussi en France d’autant que le sujet de la rénovation de nos stades est un dossier brulant de l’élite footballistique avec la candidature de l’Euro 2016. Ajouté à l’état pitoyable de certains de nos stades et à la situation économique médiocre des ménages français (voire des clubs), le naming risque de devenir un pont pour franchir les rivières du financement. Deux certitudes demeurent qui ralentiront le processus : la plupart de nos enceintes sportives appartiennent aux collectivités locales et non aux clubs ; la plupart des sièges sociaux de nos grandes entreprises sont localisés à Paris et rarement en Province.

Dis-moi ton nom et je te dirais d’où tu viens !
En attendant un Ricard Stadium à Marseille, un Maille Park à Dijon ou une ANPE Arena à Valenciennes, le football universel semble lentement mettre ses deux pieds dans le monde du tout-business version US. Ce qui ne fait pas que des heureux, supporters conservateurs en tête. Zappés les intérêts financiers, faut bien avouer que le naming a un grain de non-sens en lui et efface un peu plus l’essence du foot. Avec la disparition des noms, voire des enceintes, mythiques où se sont construit l’histoire, c’est un peu de l’âme et de la légende des clubs qui meurent à jamais. Et puis on entre là dans un processus sans limite qui amène le sport loin de ses valeurs : après les stades et les ligues (Barclays, Coca-Cola… en Angleterre), à quand le naming des clubs ou des joueurs ? L’économie avant les hommes. Le business avant le sport. Certes il faut vivre avec son temps et trouver les solutions que l’on peut pour financer ses activités, mais faut bien avouer que les détracteurs du foot-business ont avec ce naming-là un énième cheval de bataille et un adversaire crédible pour bien des années…
Padrino

mardi 10 novembre 2009

Décrassage Spécial treizième journée de L1

Au-delà du spectacle…

La France n’a parlé que de ça en ce lundi 9 Novembre accessoirement jour anniversaire, parait-il, de la chute du mur de Berlin. « Ça », c’est bien entendu l’Olympico de ce dimanche. Certainement le match le plus spectaculaire que la L1 n’ait jamais connue. Mais encore ?

Moins et moins égal plus
C’est souvent à la lumière des évènements que les petites phrases d’avant-match prennent tout leur sens. Celle de D.D en conférence de presse d’avant-match prend une ampleur délicieusement prémonitoire après le grand n’importe quoi de ce dimanche : « Si on défend bien, on pourra faire quelque chose ! »…Deschamps, aussi visionnaire soit-il, n’avait pas imaginé la deuxième hypothèse, certes sous-jacente à la première. Une hypothèse qui fait en fait un parfait résumé du match: « Si on défend super mal et que l’OL défend lui aussi super mal, on pourra faire quelque chose ! ». Le tout a finalement donné un spectacle extraordinaire, un véritable feu d’artifice au bouquet final ébouriffant. Mais tout cela était en fin de compte mathématique ; moins plus moins égal plus. A l’issue de ce type de match, le monde se divise toujours en deux catégories de personne : ceux qui ont vu un bon match de football et les autres. José Mourinho, lui, a choisi son camp : Après un mémorable Arsenal-Tottenham (5-4) à White Hart Lane en 2004, le portugais avait déclaré, avait son flegme typiquement british, avoir vu un fabuleux match de…hockey ! Et on peut lui donner raison au moins sur un point : en deuxième mi-temps, il n’y avait pas grand-chose qui ressemblait tactiquement, de près ou de loin, à un match de football…

Un truc de ouf !
Au-delà de la victoire d’un football d’un autre temps, le football champagne, il n’y a pas grand-chose à garder pour les entraineurs des deux clubs. On a beau retourner le problème dans tous les sens ; difficile de s’expliquer comment Marseille puis Lyon ont pu voir la victoire leur échapper. La raison s’est, pour le plus grand plaisir du téléspectateur, effacée devant la folie du n’importe quoi…On en revient encore et toujours à cette fameuse distinction entre spectacle et niveau. On aura beau nous répéter qu’un but n’arrive jamais sans une erreur, on aura du mal à croire que dix buts n’arrivent pas sans une faiblesse défensive abyssale des deux équipes…Difficile de ressortir une performance plus qu’une autre mais on se risque quand même à mettre en lumière la charnière Hilton-Diawara pour sa non-complémentarité de tous les instants comme sur le but « Autoroute sans péage » de Sydney « Whisky-Coca » Govou ou sur celui de Pjanic ! Injuste certainement car l’OL ne fut pas en reste, arrêtant tout pressing en deuxième période au point de permettre à Abriel d’inscrire un hat-trick de passes décisives (bon d’accord y’en a deux sur corners mais bon !)…

Voila, on est quand même tous d’accord ce match, ce fut quand même un match de ouf, comme ils disent…D’ailleurs même Toulalan a marqué. Y’a des soirs comme ça !

Titielbobo

lundi 9 novembre 2009

La journée en chiffres

Vous le savez désormais, les chiffres ne trompent pas…Voici donc le retour de notre traditionnel bilan chiffré de la treizième journée de notre championnat à nous qu’on aime.

1.5769 Un petit coup d’œil sur notre « GF 38 pointomètre ». Petit rappel du principe : Face à l’urgence de la situation grenobloise, Befoot se propose gentiment de calculer la moyenne de points à laquelle devra désormais tourner le club grenoblois pour atteindre le fameux total des 42 points et se maintenir en L1…Et pour la première fois de l’année, notre outil de simulation reste (presque) stable ! On y croit !

2 C’est le nombre de buts inscrits par Marama Vahirua. Un doublé assez risqué qui lui a permis à la seule force de ses légendaires coups de pagaie (et d’un fort vent d’ouest avec des rafales à plus de 130 km/h sur les cotes bretonnes) de s’égarer en mer. Des avis de recherche ont donc été lancés pour retrouver le jeune expéditeur d’origine tahitienne qui, aux dernières nouvelles, aurait été aperçu dérivant au large Belle-île-en-mer sur sa barque…


3.56 C’est la durée, en heures, des répétitions du boys band niçois cette semaine avant de nous présenter son tout nouveau spectacle, une sorte de Sirtaki version antillaise, ce samedi au Parc des Princes après l’ouverture du score du leader du groupe, Loïc Rémy. « En plus, on bosse comme des dingues ! » a sobrement commenté Anthony Mounier. Personne n’en doute…

10 Voici venu l’heure du bilan après « l’intérim Koné », décidé par Laurent Guyot pour « challenger » le titulaire du poste Valverde. Et effectivement, ce sera très dur, aussi mauvais que soit Valverde, de se hisser au niveau de Koné. Car Koné c’est dix buts encaissés. Mais plus qu’un simple bilan chiffré, Koné c’est surtout la panoplie complète du gardien : erreur de jugement et d’appréciation, mains savonneuses, ballons relâchés dans les pieds de l’attaquant, angles non bouchés, jeu au pied défaillant, poteaux non tenus…Chapeau l’artiste et bonne chance à Valverde !

10 C’est le nombre de buts encaissés en cumulé par nos deux gardiens internationaux lors de cet « Olympico »…C’est quand même un gros avantage d’avoir deux gardiens d’un niveau équivalent. Un vrai casse tête pour Domenech en tout cas…

11 C’est donc à onze que s’est arrêté la formidable série grenobloise de ce début de saison…Un beau pied de nez à tous ceux qui se sont moqués de cette équipe. « Grenoble outragé ! Grenoble brisé ! Grenoble martyrisé ! Mais Grenoble libéré !! » s’est ému Mécha Bezdarevic se donnant des airs de général et levant le poing au ciel devant les 53 800 spectateurs venus attendre les héros de Monaco à leur descente de l’aéroport !

13 C’est le nombre d’adultère (Benoit Pedretti étant célibataire…) qui ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche selon la préfecture de police de l’Yonne. Bilan de la soirée : dix cocus, quatre poteaux, un péno raté et un csc. En même temps, comme le dit le proverbe, on ne peut pas avoir la victoire, l’argent de la prime de victoire et le cul de la femme de joueur…

42 C’est le nombre de fois où l’on a eu le droit à des « Grandiose », « Magique », « Extraordinaire » ou encore « Quel régal » lors de cet « Olympico »…On ne va pas faire les rabat-joies mais on aurait bien aimé entendre aussi des « Quel erreur défensive grandiose », « Quelle faute de marque magique », « Quel extraordinaire intervention défensive ratée »…

44 C’est la minutede cet OL-OM à laquelle le débat Lloris-Mandanda a pris un nouveau tournant (décisif ?). Domenech aurait-il officiellement tranché ? Martini s’est-il enfin décidé ? Non, bien plus que ça ! Un nouvel acteur, Bruno Cheyrou, est rentré dans le débat d’un puissant « C’est toi le plus fort ! » adressé à Mandanda après la toile de Lloris. Et l’avis de Cheyrou, dieu sait qu’il est important pour Raymond…

93 Il aura donc fallu soixante-trois ans d’existence pour avoir le droit à la première une estampillée « 9-3 » (ou « Neuf cube » pour les vrais scarlous) de l’histoire du journal l’Equipe : « Un truc de ouf ! »…Qu’on se le dise, la KoolShenisation de la L1 est en marche !

358 C’est le nombre (approximatif) de fois dans la semaine où Kool Shen a eu le droit de la pub gratuite dans les journaux. Allez, on se permet d’en rajouter une trois-cent cinquante neuvième couche : Nouvel album de Kool Shen dans les backs. Un beau buzz qui pousse la direction de Befoot réunie hier soir en AG extraordinaire à se porter officiellement candidat pour devenir le sponsor maillot de l’OL pour le dernier quart d’heure du prochain match…

791 C’est le nombre de papiers publicitaires que contiendra la boite aux lettres du président manceau Henri Legarda lundi matin après avoir qu’il ait déclaré qu'il recherchait un marabout pour son club !

2009 C’est l’année qu’il aura fallu attendre pour que le VAFC investisse dans un outil technologique qui allait révolutionner le jeu de son équipe : le magnétoscope. Son efficacité ? C’est encore les joueurs qui en parlent le mieux : (Ben Khalfallah) « On s’inspire de Barcelone. On a vu une K7, on essaye de jouer comme eux ». Et si VA n’a pas gagné ce week-end, c’est bien parce que le magnéto est tombé en panne…

2525 Befoot propose en partenariat avec la LFP un numéro vert à tous les supporters sochaliens qui sont aujourd’hui dans le doute (désolé…). Pour ceux qui n’auraient pas le temps de nous passer un coup de fil : le FC Sochaux-Montébelliard jouera prochainement sa 15ème journée, après la 13ème qui a eu lieu ce weekend, laquelle sera suivi de la 14ème qui elle-même devancera la 16ème avant de logiquement jouer la…11ème journée pour finalement repartir sur la 17ème. Aussi simple qu’un itinéraire Mappy et Google Maps réunis!

dimanche 8 novembre 2009

British Corner #7

Chaque dimanche, les expatriés de BeFoot vous résument Day After Day la semaine footballistique anglais, là où le foot prospère…

Monday 2nd November
Darren Ben (troisième meilleur buteur de PL pour les incultes), a dévoilé ce qui le faisait aussi bien joué en ce moment. C’est tout simplement la consommation abusive de Weetabix (oui,oui, le truc tout sec et tout dégueulasse qu'on a tous recraché une fois dans notre jeunesse). En tout cas, ce petit coup de pub pour la marque a permis à l'international anglais de recevoir un carton entier de Weetabix. Soit dit en passant, nous chez Befoot, on adore les cornichons croq’vert d’Amora… A bon entendeur !
Christmas day. Ca y est, la nouvelle est tombée comme un couperet : on connaît le cadeau de Victoria Beckham pour son footballeur de mari à Noël. Il s’agit de deux petits cochons en porcelaine. Charmant ! Par ailleurs, Benoît Pedretti a commandé une poupée gonflable et Louis Nicollin trois énormes côtes de boeuf...

Tuesday 3rd November
BeachBall Goal suite et fin (x20). The Guardian vous propose une galerie des plus belles apparences du Beach Ball! Lourd lourd la blague. Un peu comme si Befoot se foutait 3 mois de la gueule de Christian Jean-Pierre ou comparait chaque weekend Pedretti à un enfant et Dumas à un alcolo. C'est ici !
Mike Tyson, 43 ans, pense à revenir sur les rings ! A quand le retour de Justo Fontaine sur le prés et de Fausto Coppi sur son vélo ?
Désespérant. Menés 1-3 par le CSKA à Old Trafford, ManYoo arrache le nul en scorant à la 86ème puis 92ème ! Oui, enfin quoi d’étonnant ? Le jeune papa Wayne Rooney sort du banc pour jouer les pompiers : Daddy Cool !

Wednesday 4th November
Rayon ambulance. Nando Torres souffre d’une hernie pour laquelle il devra se faire opérer mais tiendra sa place contre Lyon. Le calcul de Benitez, qui a fait Bac S (bon en Espagne ca veut pas dire grand-chose…), est simple : N’Gog< Torres + hernie - jambe - bras - clavicule + Hyypia sur le dos + centres de Insua !
Un seul être vous manque et tout paraît bien vide : Steven G explique son spleen par le départ, toujours pas digéré, de Xabi Alonso à Madrid. Liverpool, ou les Feux de l’amour…
Naming : Newcastle United vend son âme au diable et son stade aux financiers. Les supporters ne sont pas content et invitent Mike Ashley à méditer sur les propos posthumes de Sir Bobby Robson :"What is a club in any case? Not the buildings or the directors or the people who are paid to represent it. It's not the television contracts, get out clauses or the marketing departments or executive boxes. It's the noise, the passion, the feeling of belonging, the pride in your city."

Thursday 5th November
Cristiano Ronaldo à la chanson c’est un peu comme Jean-Pierre François au football… et à la chanson aussi d'ailleurs: Le ridicule ne tue pas et c'est ici !
Séisme footballistique : Liverpool est quasi éliminé de la Champions League dès les poules. Une secousse de magnitude équivalente à une victoire du GF38 ou à Arnaud Clément qui passe deux tours d’un tournoi du Grand Chelem d’après les sismologues…
Des nouvelles de Tyron Mears, l’intermittent du spectacle qui nous a expliqué qu’à la base, il devait devenir rugbyman professionnel et avait signé un contrat de longue durée avec un des meilleurs clubs de rugby à XIII du pays étant jeune. En même temps, on avait remarqué depuis longtemps que t’étais pas vraiment un footballeur Tyron…

Friday 6th November
Tomasz Kuszczak, le gardien de la réserve de United, affirme que Van der Sar a toujours refusé de l’aider ! Faut positiver Tomasz dans la vie : tu peux toujours demander conseils à Ben Forster…
Rio Ferdinand profite veut postuler pour la Star Ac 2010 en Angleterre. Pour la justesse vocale ont repassera mais la chorégraphie, bouteille en main, auraient au moins valut la moyenne chez Kamel Ouali: “La Tasca, La Tasca, on se fout de la mafia”: La vidéo c'est ici!
Absolutely weird ! Auteur d’un but exceptionnel contre MU pour le compte de la Milk Cup (sic) en 1985, Jan Molby, milieu de Liverpool n’avait jamais eu la chance de revoir son but, à cause d’une grève des télés ce jour-là. Mais faute réparée un quart de siècle plus tard, Ron Atkinson, coach de ManU de l’époque vient de dévoiler la vidéo qu’il avait enregistré à l'époque pour travailler la tactique. Pour voir ce vieux but!

Saturday 7th November
Le Sunday Times rèvèle que les dirigeant mercantilistes de Liverpool s’apprêtent à vendre le nom d’Anfied Road afin d’éponger la dette du club et de financer une partie du nouveau stade. Alors, à quand un « You’ll Never Walk Alone » dans le Guiness Stadium ou dans le Gregg’s Stadium ? Tssssss, désespérant…
Ronald Zubar commence à se faire un nom aussi de l’autre côté de la manche. Un but contre son camp et trois relances dans les pieds de l’adversaire. Et c’est là qu’on se dit qu’il nous manque notre Ronald…
David (Haye) a "battu" Goliath (le russe Valuev). Suffisant pour assister à une réaction équivalente à la réaction des français si on gagnait la coupe du monde de foot. They are definetely crazy!

BEFOOT

samedi 7 novembre 2009

Faut vous faire un dessin ?

Chaque week-end ou presque, Fabien revient sur l'actualité du football. Cette semaine, c'est l'incroyable imbroglio né du report du OM-PSG qui l'a inspiré...

vendredi 6 novembre 2009

La question qui dérange !

Vous nous connaissez rigolos, de mauvaise foi ou plus pertinents. Aprenez à connaître notre fibre politique… Régulièrement, Run vient faire cogiter nos neurones de footballeurs en se posant les bonnes questions. Elémentaire mon cher Watson...

« Le coach nous a dit de bien rester concentrés. On va se préparer de la meilleure des manières. Il faut toujours se remettre en question, prendre les matches les uns après les autres. Il n'y a que le travail qui paye » : cette simple phrase d’un des acteurs principal de Liverpool-Lyon, résume tout ce qui nous déplait dans l’évolution de la communication du football d’aujourd’hui : Langue de bois appliquée, communication aseptisée, et surtout que de banalités… .Ce qui nous effraie encore plus c’est de savoir que c’est un jeune de 20 ans, Maxime Gonalons, professionnel depuis le 05 Juillet dernier seulement, qui a tenu ces propos, le lendemain même de la victoire de Lyon à Anfield, ou il fût buteur.

Le jeune pro a visiblement bien appris sa leçon : il y a toujours 4 parties essentielles dans les interviews de footballeurs aujourd’hui :
- La référence au coach, et le fait qu’il faille respecter ses consignes ou ses choix.
- La préparation d’un match : on explique aux supporters que durant les quelques jours qui précèdent, on va s’entrainer très sérieusement, et que l’on va bien récupérer (surtout juste après un match de Ligue des champions, et avant un match de championnat)
- Il faut surtout prendre les « matchs les uns après les autres ».
- Et enfin la phrase qui tue, que l’on gagne, que l’on perde, qu’on soit à domicile, a l’extérieur, titulaire ou non, en pleine forme, ou revenant de blessures, elle passe de toute manière à toutes les sauces : « nous allons continuer à travailler, il n’y a de toute façon que le travail qui paie ».Vous rajoutez à cela une expression neutre, un visage sans émotion et vous avez forcément un footballeur devant vous.

Alors d’où vient ce phénomène, cette dérive même ? Ou sont les Cantona de l’époque ?
1ère explication possible : les footballeurs sont vraiment cons, et il faut les aider à s’exprimer (on caresse ici dans le sens du poil les anti-foots). Par ce que si on en arrive à ce genre de déclaration, c’est que tous les apprentis footballeurs des centres de formation suivent obligatoirement des cours de communication. On leur dit tout simplement ce qu’il faudra dire après une défaite à domicile, ou une victoire à l’extérieur. Disons le sans retenue, nos footballeurs n’ont surement pas inventé l’eau chaude, et on a vu plus intelligent qu’un gamin de 20 ans qui a arrêté l’école en seconde pour courir toute la journée sur un carré vert. Certes. Mais ce n’est sans doute pas l’unique explication.

Creusons un peu : ce n’est pas les mômes qui ont réclamé ces cours de com, ils leur ont été imposés. Pourquoi ? Par ce que les médias aujourd’hui ont pris une importance grandissante principalement avec l’arrivée d’Internet. A l’image de la politique, les stars du ballon rond sont épiées, jugées, comparées avec les anciens… . Un mot ou une phrase de travers, et les médias vont en faire leurs choux gras. L’opinion publique – ah ce sacré opinion public – va être choquée, et le joueur va devenir comme Dugarry, Fiorese, ou Rothen, un pariât. Et demandez-leur à nos trois compères si c’est un plaisir de jouer dans un stade unanimement acquis en votre défaveur ? Les présidents craignent donc pour l’image de leur équipe, car le raccourci joueur-équipe est facile. Qui dit image défaillante, dit moins de vente de places, moins de ventes de produits dérivés et donc moins de recettes….ah le business !

Enfin les joueurs ne sont pas complètement fou non plus et savent très bien qu’ils peuvent doubler voir tripler leurs revenus avec les contrats publicitaires. Et là pas besoin de grandes explications pour dire que les marques ne veulent pas d’un représentant avec une image écornée. Alors personnes ne prends de risque à dire ce qu’il pense vraiment. Les mots sont choisis, et le discours est sobre, sans vagues.

Messieurs les footballeurs, vibrez, enflammez-vous, ayez un minimum d’esprit critique, par ce que à force de vous protéger, c’est le football que vous aller tuer !
Au final que ce passe-t-il ? Et bien on se fait chier devant toutes les interviews. On arrive plus à s’identifier aux joueurs puisqu’on ne sait pas ce qu’ils pensent vraiment. Dans ce contexte à quoi servent vraiment les conférences de presse obligatoires ? La veille des matchs de LDC, On y apprend simplement que l’adversaire « sera bien en place », et qu’il « faudra rester concentré pendant 90 minutes »… . Et celles des entraineurs après les matchs de L1 ? Elles ne servent à rien, sauf, sauf…si Loulou traîne dans le coin !

Run