Voici comme d’habitude durant les semaines internationales, notre petit décrassage spécial Equipe de France. Six points pour revenir sur ce qu’il faut retenir de cette semaine plutôt riche en émotion. (NDLR: On a essayé de rivaliser avec L'Equipe pour les titres pourris. Désolé...)
1) Le Vol Eire France. On a beau vouloir savourer la fin de ce mal à l’estomac, on a un peu l’impression d’avoir réalisé le casse du siècle. Sans haine ni violence… Sauf que rien ne nous rend aussi populaire que Spaggiari. Au contraire, on est en quelques heures devenu le vilain petit canard du foot mondial et Henry l’incarnation humaine de la tricherie qui fait l’emporter l’injustice sur la justice. Le mal sur le bien. A nous le déshonneur dans la victoire et aux Verts l’honneur dans la défaite. Le monde à l’envers. Mais l’histoire est souvent faite ainsi car le foot ne ressemble en rien aux contes de notre enfance où le gentil héros l’emporte toujours à la fin. Hier, l’Irlande héroïque méritait d’aller à la CDM. Mais en Juin prochain, l’EDF sera dans les airs pour l’Af Sud, bien au-dessus du buzz médiatique qui va déferler sur le net pendant les 6 mois à venir. Comme frappé d’une impunité liée à une grâce divine.
2) Put your hands up in the Eire. Il y avait la main de Vata à Lisbonne. La main de Maradona à Mexico. Et il y aura désormais la, ou plutôt les mains d’Henry à Paris. Dans son concours (vers le bas) de titre de Une, L’Equipe a donc osé chaparder la « Main de Dieu » après le Verlan, le Kool Shen et les Ramouchites sur l’Eire de ces dernières semaines. Certes. Mais bien qu’elles symbolisent toutes la même tricherie infâme, qu’elles soient toutes source d’une injustice finale admise universellement, on ne peut pas s’empêcher de penser que la « Main de Dieu » est unique au panthéon du sport et qu’elle a en elle un zeste de romantisme que n’a pas celle d’Henry. La main de Diego avait une élégance dans la tricherie qui la rendait naturellement belle. Elle était aussi suivie d’un des « buts du siècle » qui effaçait à jamais le caractère odieux de son prédécesseur de but. Et puis, l’injustice frappait les Anglais et l’injustice est belle, voire justice, aux yeux de tous lorsqu’elle frappe l’Angleterre… Hier, la main d’Henry n’avait de grand que son atrocité et son seul rapport avec la griffe d’une divinité supérieure était son caractère miraculeux tant la France était embarquée dans un scénario à la Bulgare qui sentait le sapin.
3) Une qualif', même si ça n'en n’a pas l’Eire…Avant d’aboyer avec les loups (puisqu’il y a matière à le faire), reconnaissons au moins un immense mérite à cette équipe de France là : celui d’avoir su se qualifier. Celui d’être allé chercher la qualif' alors que plus grand-chose ne poussait à y croire Pour le reste…L’Irlande 2009 a rejoint, toutes proportions gardées, la Hollande 74 ou la…France de 82 au panthéon des « sublimes perdants » de l’Histoire du foot. Les Bleus eux viennent d’accéder au panthéon des « gagnants scandaleux ». Au-delà de la main d’Henry, qui n’est finalement qu’un fait de jeu, c’est la prestation d’ensemble de l’Equipe de France qui est scandaleuse, à la limite de la faute professionnelle. Comment peut-on passer collectivement à ce point là à côté d’un match ? Comment dix joueurs peuvent-ils évoluer en même temps à des années lumières de leur véritable niveau ?
4) Une "Equipe" de France qui Eire? Ils avaient le même maillot mais on a rarement eu l’impression que nos onze joueurs formaient une équipe…Nos bleus se sont d’ailleurs retrouvé une bonne dizaine de fois à deux (voir plus) au même endroit pour disputer le même ballon…tout en réussissant à le perdre. Le symbole est la blessure de Julien Escudé à la suite d’un coup de coude de…Patrice Evra. Devant, ce fut le néant ou presque. Tout le monde se marchait dessus dans ce 4-2-3-1 désespérément axial. Anelka, qui avait enfilé le costume de sauveur de la patrie, jouait là ou il en avait envie. Henry désertait un côté gauche devenu une sorte de no man’s land offensif. Gourcuff avait des (vrais) airs de Casper et errait sur la pelouse du SDF, certainement à la recherche de son génie. Gignac avait tout simplement atteint sa limite : le haut-niveau. Il n’y avait pas un Diarra pour rattraper l’autre.
5) Domenech : « Merci Eire Lloris ». Chez Befoot, on a longtemps lutté pour ne pas céder à l’effet de masse et aux critiques souvent malhonnêtes a l’encontre du sélectionneur. Pourtant, en ce jeudi règne une saveur bien amère, comme si quelque chose clochait. Oui, en ce froid jeudi, l’équipe de France aurait dû être éliminée par l’Irlande. Aussi, Domenech aurait dû être débarqué, et peut être même aurait-il dû s’exiler pour ne pas subir les pugilats du peuple français. Mais voilà, le foot est amusant, et en ce jeudi matin, l’Equipe de France peut miraculeusement planifier son séjour chez Mandela et Raymond Domenech en sera le sélectionneur. Foutue dictature des résultats. Pourtant, l’Equipe de France nous a fait vraiment honte et sans parler de l’amont, on peut décemment juger le résultat. Pas le score, soumis à innombrables facteurs externes mais plutôt la fond de jeu. Hier, la France a touché le fond. Manque plus que le jeu. Aujourd’hui, on ne mettrait pas notre main à couper que Domenech ne sera pas champion du monde l'été prochain mais on se dit quand même qu’on aurait plus de chances de l’être avec un meilleur coach. Qu’attendons-nous ?
6) Il ne manque pas d’Eire. Evidemment, on ne demande pas à Raymond Domenech de faire des discours à la Obama et de venir devant les micros avec le bâton et les fesses en l’air. D’abord, ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande et au final, on s’en moquerait un peu s’il avait des résultats plus conformes au standing de l’équipe de France. Cependant, il y a une limite qu’il ne faut franchement dépasser. Après les déclarations de l’Euro où il préfèra demander sa femme en mariage plutôt que de tenter un semblant d’explications à la nation déçue d’un tel dénouement, on aura désormais en mémoire les déclarations de France-Eire. Inexistantes. Le sélectionneur doit rendre des comptes devant tous les amoureux de foot que nous sommes et ne doit pas se cacher derrière de l’émotion ou même des résultats de façade. Raymond donne l’impression d’être complètement perdu ou plus grave, de se foutre de la tête des Français. Hier, il avait donc envie de faire la fête et de savourer la qualification. Nous, les français avions surtout envie d’aller prendre un cachet d'aspirine et d’aller nous coucher pour vite oublier ce que nous avons plus que sérieusement envisagé durant plus de 90 minutes. Peut-être n’avons nous juste pas la même notion de ce que la France représente. C’est triste… et c’est inquiétant surtout !
Padrino, Titielbobo et T.B
1) Le Vol Eire France. On a beau vouloir savourer la fin de ce mal à l’estomac, on a un peu l’impression d’avoir réalisé le casse du siècle. Sans haine ni violence… Sauf que rien ne nous rend aussi populaire que Spaggiari. Au contraire, on est en quelques heures devenu le vilain petit canard du foot mondial et Henry l’incarnation humaine de la tricherie qui fait l’emporter l’injustice sur la justice. Le mal sur le bien. A nous le déshonneur dans la victoire et aux Verts l’honneur dans la défaite. Le monde à l’envers. Mais l’histoire est souvent faite ainsi car le foot ne ressemble en rien aux contes de notre enfance où le gentil héros l’emporte toujours à la fin. Hier, l’Irlande héroïque méritait d’aller à la CDM. Mais en Juin prochain, l’EDF sera dans les airs pour l’Af Sud, bien au-dessus du buzz médiatique qui va déferler sur le net pendant les 6 mois à venir. Comme frappé d’une impunité liée à une grâce divine.2) Put your hands up in the Eire. Il y avait la main de Vata à Lisbonne. La main de Maradona à Mexico. Et il y aura désormais la, ou plutôt les mains d’Henry à Paris. Dans son concours (vers le bas) de titre de Une, L’Equipe a donc osé chaparder la « Main de Dieu » après le Verlan, le Kool Shen et les Ramouchites sur l’Eire de ces dernières semaines. Certes. Mais bien qu’elles symbolisent toutes la même tricherie infâme, qu’elles soient toutes source d’une injustice finale admise universellement, on ne peut pas s’empêcher de penser que la « Main de Dieu » est unique au panthéon du sport et qu’elle a en elle un zeste de romantisme que n’a pas celle d’Henry. La main de Diego avait une élégance dans la tricherie qui la rendait naturellement belle. Elle était aussi suivie d’un des « buts du siècle » qui effaçait à jamais le caractère odieux de son prédécesseur de but. Et puis, l’injustice frappait les Anglais et l’injustice est belle, voire justice, aux yeux de tous lorsqu’elle frappe l’Angleterre… Hier, la main d’Henry n’avait de grand que son atrocité et son seul rapport avec la griffe d’une divinité supérieure était son caractère miraculeux tant la France était embarquée dans un scénario à la Bulgare qui sentait le sapin.
3) Une qualif', même si ça n'en n’a pas l’Eire…Avant d’aboyer avec les loups (puisqu’il y a matière à le faire), reconnaissons au moins un immense mérite à cette équipe de France là : celui d’avoir su se qualifier. Celui d’être allé chercher la qualif' alors que plus grand-chose ne poussait à y croire Pour le reste…L’Irlande 2009 a rejoint, toutes proportions gardées, la Hollande 74 ou la…France de 82 au panthéon des « sublimes perdants » de l’Histoire du foot. Les Bleus eux viennent d’accéder au panthéon des « gagnants scandaleux ». Au-delà de la main d’Henry, qui n’est finalement qu’un fait de jeu, c’est la prestation d’ensemble de l’Equipe de France qui est scandaleuse, à la limite de la faute professionnelle. Comment peut-on passer collectivement à ce point là à côté d’un match ? Comment dix joueurs peuvent-ils évoluer en même temps à des années lumières de leur véritable niveau ?4) Une "Equipe" de France qui Eire? Ils avaient le même maillot mais on a rarement eu l’impression que nos onze joueurs formaient une équipe…Nos bleus se sont d’ailleurs retrouvé une bonne dizaine de fois à deux (voir plus) au même endroit pour disputer le même ballon…tout en réussissant à le perdre. Le symbole est la blessure de Julien Escudé à la suite d’un coup de coude de…Patrice Evra. Devant, ce fut le néant ou presque. Tout le monde se marchait dessus dans ce 4-2-3-1 désespérément axial. Anelka, qui avait enfilé le costume de sauveur de la patrie, jouait là ou il en avait envie. Henry désertait un côté gauche devenu une sorte de no man’s land offensif. Gourcuff avait des (vrais) airs de Casper et errait sur la pelouse du SDF, certainement à la recherche de son génie. Gignac avait tout simplement atteint sa limite : le haut-niveau. Il n’y avait pas un Diarra pour rattraper l’autre.
5) Domenech : « Merci Eire Lloris ». Chez Befoot, on a longtemps lutté pour ne pas céder à l’effet de masse et aux critiques souvent malhonnêtes a l’encontre du sélectionneur. Pourtant, en ce jeudi règne une saveur bien amère, comme si quelque chose clochait. Oui, en ce froid jeudi, l’équipe de France aurait dû être éliminée par l’Irlande. Aussi, Domenech aurait dû être débarqué, et peut être même aurait-il dû s’exiler pour ne pas subir les pugilats du peuple français. Mais voilà, le foot est amusant, et en ce jeudi matin, l’Equipe de France peut miraculeusement planifier son séjour chez Mandela et Raymond Domenech en sera le sélectionneur. Foutue dictature des résultats. Pourtant, l’Equipe de France nous a fait vraiment honte et sans parler de l’amont, on peut décemment juger le résultat. Pas le score, soumis à innombrables facteurs externes mais plutôt la fond de jeu. Hier, la France a touché le fond. Manque plus que le jeu. Aujourd’hui, on ne mettrait pas notre main à couper que Domenech ne sera pas champion du monde l'été prochain mais on se dit quand même qu’on aurait plus de chances de l’être avec un meilleur coach. Qu’attendons-nous ?6) Il ne manque pas d’Eire. Evidemment, on ne demande pas à Raymond Domenech de faire des discours à la Obama et de venir devant les micros avec le bâton et les fesses en l’air. D’abord, ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande et au final, on s’en moquerait un peu s’il avait des résultats plus conformes au standing de l’équipe de France. Cependant, il y a une limite qu’il ne faut franchement dépasser. Après les déclarations de l’Euro où il préfèra demander sa femme en mariage plutôt que de tenter un semblant d’explications à la nation déçue d’un tel dénouement, on aura désormais en mémoire les déclarations de France-Eire. Inexistantes. Le sélectionneur doit rendre des comptes devant tous les amoureux de foot que nous sommes et ne doit pas se cacher derrière de l’émotion ou même des résultats de façade. Raymond donne l’impression d’être complètement perdu ou plus grave, de se foutre de la tête des Français. Hier, il avait donc envie de faire la fête et de savourer la qualification. Nous, les français avions surtout envie d’aller prendre un cachet d'aspirine et d’aller nous coucher pour vite oublier ce que nous avons plus que sérieusement envisagé durant plus de 90 minutes. Peut-être n’avons nous juste pas la même notion de ce que la France représente. C’est triste… et c’est inquiétant surtout !
Padrino, Titielbobo et T.B






















