mercredi 10 février 2010

Décrassage Ligue 1 - J23

Ligue 1, épisode 23. En haut, l’écart se resserre encore un petit peu avec la défaite girondine en terre bretonne. Montpellier et Marseille reprennent trois points aux Bordelais. Lyon et Lille en grignotent un petit à l’extérieur. En bas du classement, on connaît déjà les trois relégués. Et Paris pendant ce temps-là ? Ben Paris se sort enfin de l’anonymat. Par le ridicule, encore et toujours…

Il fut un temps où la Vox Populi possédait un pouvoir beaucoup plus grand. Samedi dernier, la rencontre entre le PSG et Lorient avait des faux airs de cirque. Au sens clownesque du terme certes mais surtout au sens antique. Mais après une prestation pitoyable du Gladiateur Antoine, la masse regroupée dans les travées du Parc des Princes avait beau réclamer sa tête, l’empereur Leproux dit "Le Puceau" a dirigé son pouce vers le haut. Comme un pavé dans le jardin de la démocratie. Aujourd’hui, le Paris St Germain prêche davantage le nihilisme avec des choix politiques et sportifs proche de l’auto-terrorisme. De sa tombe à St Petersbourg, Dostoievski appréciera probablement. Les supporters parisiens, beaucoup moins. Leur réaction primaire à grand coup de « Luis, Luis, Luis» signifie tout autant les limites cognitives d’un amour à sens unique que le degré d’exaspération de tout supporter parisien qui se respecte.

Evidemment, le Parc n’obtiendra jamais la tête de son entraineur. On pourra peut être alors mettre ça sur le dos du fameux racisme de l’intelligence si cher à Bourdieu : « il manquerait plus qu’une bande de beaufs remplis de bière fasse la pluie et le beau temps ! » doit se dire le board du PSG. Pour autant, la question mérite de se poser. Contre Lorient, Paris a perdu son quatrième match d’affilée. Gerard Houiller a l’habitude de dire qu’une grande équipe ne perd jamais deux fois de suite. Ici, la question est plutôt « quelle genre d’équipe peut bien perdre quatre fois consécutivement ? ». En tout cas, ce n’était pas arrivé au PSG depuis plus de onze ans. Après quelques mois aux commandes, Kombouaré a donc montré ses propres limites et si besoin était les limites de l’idéologie parigo-centrée qui veut que seul une ancienne gloire du club de la capitale puisse en être l’entraineur. Outre des choix tactiques douteux, sa récente communication envers les joueurs à base de testérone et d’amphétamine dessine probablement les prémices d’une fracture avec les cadres du vestiaire parisien. Et à Lorient, tout laisse à croire que les joueurs ont abandonné le kanak. Et le club par la même occasion. Mais ça c’était déjà fait depuis longtemps…

Evidemment, la nouvelle crise qui frappe le club parisien peut donc s’expliquer par mille et une raisons. Kombouaré, Roche, Bazin ou Leproux ont tous une grande part de responsabilité. Cependant, comme on aime à le répéter inlassablement depuis la nuit des temps en telles circonstances, ça reste les joueurs qui enfilent le short, les chaussettes et le maillot le jour du match. Or, ça fait maintenant quasiment dix ans que le club parisien n'a plus de vraie équipe. Armand est une incroyable imposture, Camara et Sakho multiplient les âneries, Edel s’appelle Apoula, Clément ne sait pas conduire son ballon, Sammy Traoré s’habille n’importe comment et Makélélé doit avoir en réalité 47 ans. Bon, le portrait est légèrement grossi mais Paris, plus belle ville du monde mérite mieux et son Parc ne devrait pas faire office de cour des miracles version ballon rond. Pourtant quoiqu’on en dise, le potentiel est là. Le PSG a le plus beau stade de France, une importante réserve de supporters asociaux, une histoire européenne crédible, de jolies couleurs, Patrick Bruel, Nicolas Sarkozy et un peu de pognon. Mais cet été, il sera peut être temps d’amorcer une vraie révolution de fond. Alea Jacta Est !

T.B

mardi 9 février 2010

La journée en chiffres - 23

Vous le savez désormais, les chiffres ne trompent pas…Voici donc notre traditionnel bilan chiffré de la vingt-troisième journée de notre championnat à nous qu’on aime.

1 C’était la première fois que l’AJA étrennait son nouveau maillot extérieur jaune au Stade des Alpes. A l’issue du match, Airness a pris la décision radicale de ne commercialiser ce maillot que dans la région Grenobloise où des milliers de fans du GF chercheraient à se procurer ce maillot Collector. Ça ne tient vraiment à rien un succès commercial !

2 C’est le nombre de personnes victimes d’un infarctus dans des stades de L1 ce week-end. C’est à Grenoble que c’est produit le drame. Après deux premières alertes à la 10ème et à la 36ème minute de ce GF-AJA, le cœur des victimes, pourtant en parfaite santé, a définitivement lâché à la 41ème minute suite au quatrième but grenoblois de Nassim Akrour. Les victimes sont aujourd’hui hors danger et se remettent tranquillement de cet « infarctus de joie ».

3 C’est le nombre de fois où le pagayeur tahitien Marama Vahirua s’est servi de sa pagaie lors de son match face au Paris Saint Germain. Des coups de pagaie d’une violence extrême qui ont entrainé un tsunami et une crue de la Seine sans précédent, provoquant la noyade d’au moins onze hommes…

5 C’est le nombre de buts qu’a encaissé ce dimanche face à l’OM la défense valenciennoise emmenée par le mythique Jacques « Pancho » Abardonado. Pancho qui, avec ces cinq nouveaux buts encaissés face à l’OM, a presque fini de rembourser sa dette abyssale contractée envers son club de cœur entre 1998 et 2001 à base notamment de CSC et de cadeaux aux adversaires…

7,49 C’est le prix en euros du Petit Larousse de Poche illustré. Un investissement auquel devrait certainement réfléchir Canal Plus pour ses plus brillants consultants avant de payer 650 millions d’euros de droits TV pour le championnat de France de L1. On a en effet atteint le sommet ce week-end lorsque le consultant du match Lens-Le Mans nous a expliqué que Monnet-Pacquet « n’était pas toujours à l’aise dans la terminaison de ses actions » !

17 C’est le nombre de fois dans le reportage du Canal Football Club consacré au MHFC que les joueurs ou dirigeants montpelliérains ont prononcé le mot « Titre » en quatre minutes vingt. Le tout pour arriver à la conclusion qu’ils n’y pensaient même pas en rêve. On se disait juste que c’est assez difficile de ne pas penser à un truc dont on n’arrête pas de parler non ?

36 C’est, série en cours, le nombre de jours durant lesquelles les joueurs de l’USBCO sont parvenus à tenir leur bonne résolution pour cette année 2010 : ne plus jamais marquer un seul but en L1 ! A suivre…

5 532 C’est le nombre anormalement élevé d’appels qu’ont reçu les pompiers de Paris ce samedi entre 20h et 20h45 en provenance du XVI arrondissement de Paris...Il s’agirait simplement selon nos informations de quelques milliers de supporters parisiens qui ont eu la mauvaise idée de scander le nom de Luis Fernandez, ce qui provoque automatiquement sur les portables nouvelles générations un appel vers le 18…Putain de technologie !

20 218 C’est le chiffre affiché par notre « zéro-zéro-omètre » en ce week-end de février. Bon ben voilà, c’était au Stadium qu’il ne fallait pas se rendre. En ceci malgré un duel entre les deux derniers grands attaquants des 5 dernières années que l’Equipe de France ait connue : Bafé Gomis et Dédé Gignac…Tout fout décidemment l’camp !

06 75 33 75 ** Befoot a un gros carnet d’adresse et se permet donc, suite à la demande de Marc Planus dans la presse, de redonner le numéro de téléphone du défenseur aux dirigeants bordelais…Pour info, Monsieur Triaud, Marco dispose du forfait Néo depuis Noel. Si c’est donc un problème de forfait, il suffit d’un bipage après 20h et il se fera un plaisir de rappeler. Au pire, on se dit que ce numéro pourra toujours servir à des clubs qui se permettent d’aligner des joueurs de la qualité de Samy Traoré. Enfin, on dit ça, on ne dit rien…

BEFOOT

dimanche 7 février 2010

Vidéo de la semaine

samedi 6 février 2010

Faut vous faire un dessin?

Chaque semaine ou presque Fabien nous gratifie d'un de ses dessins. Et cette semaine, c'était encore l'Équipe de France qui a alimenté les discussions de comptoir...

vendredi 5 février 2010

Les Facts du Président

Lolo il a dit, Lolo il pense que, Lolo il n’est pas d’accord, Lolo il génial, Lolo il est fantastique. En ce moment, on bouffe du Président à toutes les sauces et on en est arrivé à la conclusion que l’entraineur des Girondins n’était pas tout à fait comme les autres. Aussi BeFoot s’en est allé enquêter un peu sur le génialissmime Laurent Blanc. Et effectivement, il mérite son triomphe...


• C'est en écoutant Laurent Blanc parler du jeu en triangle que Pythagore a découvert son fameux théorème.

• Il paraît que Laurent Blanc peut opposer deux équipes à l'entraînement et faire gagner les deux sans qu’aucune n’encaisse de but !

• Si le conflit Israélo-palestinien n’est pas encore résolu, c’est parce que l’on n’a pas encore demandé son avis à Laurent Blanc sur la question.

• Un jour Laurent Blanc a perdu un match à Football Manager : il avait son écran fissuré, sa souris cassée et a pris deux cartons rouges injustifiés. Et encore, il perdît 1-0 sur un penalty litigieux.

• Certains pensent Laurent Blanc transforme tout ce qu'il touche en or. C'est faux, c'est l'Or qui se transforme en Laurent Blanc.

• Quand Martin Luther King criait "I Have a Dream" il rêvait simplement de Laurent Blanc enfilant le costume de sélectionneur de l’Equipe de France.

• Laurent Blanc est tellement fort tactiquement qu'il pourrait faire gagner l'EDF devant sa télé avec la télécommande de la Maserati téléguidée de son fiston.

• Le grand "président" de l’Histoire de la 5ème république n'est évidemment pas Charles de Gaulle, mais bel et bien Laurent Blanc.

• Laurent Blanc est tellement bon qu'il pourrait rappeler Lilian Laslandes et en faire le meilleur buteur de ligue 1.

• Laurent Blanc a tellement de charisme qu'il a réussi à obtenir de Cédric Carrasso qu'il stoppe sa consommation de Royal Cheese.

• Quand Laurent Blanc rechausse les crampons à l'entrainement, il fait systématiquement gagner son équipe…même lorsqu'il est avec David Bellion.

• Laurent Blanc n'a pas besoin de parler dans les vestiaires, ses joueurs comprennent ce qu'il veut.

• Laurent Blanc est si fin tacticien qu'il peut réorganiser une équipe de BabyFoot en « 4-4-2 diamant ».

• Daniel Riolo ne coupe pas la parole de Laurent Blanc, il la boit.

• Depuis que Laurent Blanc est entraîneur de foot, l'important c'est de participer.

• Si Laurent Blanc entraînait la New Team, Olivier Aton mettrait moins d'un épisode pour traverser le terrain.

• Si demain le GF38 virait Bazda et recrutait Laurent Blanc, Grenoble deviendrait de facto un sérieux prétendant au titre 2010.

• Laurent Blanc a réussi en seulement deux ans à transformer un modeste joueur de CFA Marc Lanus en un grand joueur de L1, Marc Planus.

• Si Laurent Blanc avait défendu la ligne Maginot, il serait resté debout et aurait stoppé les allemands.

• Il n'y a qu'à Rio de Janeiro qu'on peut voir une statue grandeur nature de Lolo

• Depuis que Laurent Blanc a embrassé le crane de Barthez, Bordeaux est devenu le premier lieu de pèlerinage des moines tibétains, qui y viennent pour se faire embrasser le leur.

• Lolo mesure son pouls sur l'échelle de Richter

• Un jour, Dieu créa le But en Or pour Laurent Blanc.

• Si Lolo avait été à la place de Jack Bauer, la série ne se serait pas appelé 24H mais 49 secondes.


BEFOOT

jeudi 4 février 2010

Il était une fois le foot: "Orange Mécanique"

Il y a 35 ans avait lieu outre-Rhin la Weltmeisterschaft 1974. En finale pour clôture, pour solde de tout compte, un match RFA-Hollande entre les deux meilleurs ennemis du football continental. Un pan de l’histoire surtout. Ce match, plus que tous les autres Allemagne-Pays Bas, renferme en lui bien plus qu’un simple match de football. Bien plus qu’une finale de Coupe du Monde à la saveur déjà particulière, il emprunte mille sentiments à l’histoire conjointe de deux pays, deux nations, a jamais liés par les plaies d’une Seconde Guerre Mondiale toujours pas refermées.

De la rivalité Allemagne-Hollande de la vieille époque il reste peu. Seulement des zestes d’une rivalité passée exacerbée et palpitante entre deux voisins géographiques à jamais liés par une histoire conjointe souvent cruelle et par la Seconde Guerre Mondiale. Pas sûr que les jeunes générations des deux pays mesurent encore l’essence de ces duels de légende et les sentiments de rancœur sont petit à petit enfouis par le poids du temps. Logique, humain et, quelque part, préférable. Avec le temps va, tout s’en va… Reste des souvenirs – mémoires d’anciens, écrits de journalistes ou vidéos d’archives – pour expliquer pourquoi cet affrontement était différent de tous les autres.

Le RFA-Hollande 74 est un point culminant de l’histoire. Un énième déclencheur qui fera de l’Allemagne le pire ennemi des Pays-Bas. Ce genre de parties footballistiques de légende, où l’épique fleurte avec la dramaturgie, où les émotions s’entremêlent pendant une heure et demi, pour lesquels les souvenirs perdurent intacts vingt ou trente ans après. Mais une partie de ballon dans un contexte historico-footballistique trop particulier et au pays de la Mannschaft. Un tiers de siècle plus tard, les séquelles de ce match sont toujours vivent côté néerlandais.

Quand en 1988, les Gullit, Van Basten ou Koeman remportent l’Euro, ils font bien plus qu’offrir le seul titre de l’histoire à leur peuple. En demi-finale, ils battent la RFA (2-1), chez elle, à Hambourg. Une revanche formidable sur l’histoire et sur quarante années d’un sentiment d’infériorité face à l’affreux voisin allemand. A Amsterdam comme dans tout le pays, des milliers de hollandais chantent « Nous avons récupéré nos vélos », jetant en l’air des bicyclettes en souvenir de celles que les nazis avaient confisquées pendant la guerre. Le refrain « En 1940, ils sont venus/En 1988, nous sommes venus/Holadiay/Holadio » devient le tube néerlandais de l'été 1988. Mais un refrain et une revanche qui n’effacèrent pourtant jamais le traumatisme de l’été 1974. Explications.

Orange mécanique
Quand les hollandais se pointent à l’été 1974 en Allemagne, le climat est donc plus que tendu. La Weltmeisterschaft a lieu en RFA avec une Allemagne toujours coupée en deux, conséquence immuable de la Guerre Froide qui suivit la Seconde Guerre Mondiale. Une guerre qui est d’ailleurs dans toutes les têtes néerlandaises à l’heure de débarquer chez l’hôte. Des cohortes d’Oranges assoifées de bières passent la frontière en chantant leur haine viscérale de l’Allemagne. Les rancoeurs passées sont palpables surtout que les hollandais ont un rêve fou : celui de remporter la World Cup chez l’ennemi de toujours.

Car côté football, la Hollande n’a plus peur de personne. Au contraire, tout le monde craint la bande à Rinus Michels, emmenée par un magicien nommé Johan Cruyff. Les succès européenns du Feyenoord Rotterdam et de l’Ajax de Cruyff au début des années 1970 ont décomplexé le football néerlandais. Mieux, Rinus Michels a développé à l’Ajax une philosophie de jeu désormais mythique (voire utopiste!) qu’il applique en sélection : le football total. Comprenez le “tout le monde attaque, tout le monde défend“ – attaque surtout – où Michels demande à tout le monde, notamment aux arrières latéraux, de participer aux offensives. Un pressing haut et un mouvement permanent des joueurs sans ballon pour créer l’espace et l’investir. Le football total était une philosophie de jeu extrêmement rigoureuse. Le talent des joueurs de Michels faisait le reste.

Ce n’était donc pas que l’histoire qui opposait diamétrialement allemands et néerlandais. Aux antipodes du foot spectacle orange, il y avait le professionnalisme allemand. Une approche du jeu aux allures has-been : jeu rigide, stéréotypé, lent, rude, laborieux. Au milieu de çà, une Europe emmerveillée et fascinée par le jeu batave popularisé par l’Ajax alors que la RFA renfermait en elle tout ce qu’on détestait depuis toujours. Cette Hollande rock’n’roll était la favorite de tous en terre hostile.

Le pêché d’humilité
Et comme prévu, une bande d’artistes surfe sur la compétition (5 victoires, un nul, 14 buts marqués pour 1 seul encaissé) : Cruyff, Rep, Neeskens, Rensenbrink, les Van de Kerkhof... L’Orange Mécanique anéantit tout sur son passage et se paye le Brésil, l’Argentine ou encore la RDA, vainqueur de la RFA au premier tour dans un match pour l’histoire.

Oui mais voilà, à force d’être trop sûr d’eux les Oranjes en viennent à oublier un paramètre intrinsèque du succès : l’humilité. Trop has-been. Trop allemand pour la bande à Cruyff. Au fil des victoires, au fil des étapes passées haut la main, la confiance néerlandaise augmente. Mais il est un stade dangereux à atteindre où la confiance se confond avec l’arrogance.

Quand ils se présentent pour la finale le 7 Juillet à l’Olympiastadion de Munich, les Oranjes, et la planète toute entière, sont certains d’infliger une correction historique et méritée aux allemands. Dans les vestiaires qui mènent au terrain, les hollandais sont provocateurs, charrissent, demandent à leurs adversaires “combien ils en veulent“. Ils paraissent décontractés, souriants au moment des hymnes alors que les visages allemands sont fermés, tendus. Pareil au moment de donner le coup d’envoi. Chez les allemands pourtant aucune crispation, mais plutôt une haine farouche puisée dans les provocations subies de hollandais clamant haut et fort qu’ils allaient les piétiner et d’une opinion mondiale persuadée de ce sort écrit d’avance.

Et la Hollande va tomber de haut. Très haut. Cruyff a donné le coup d’envoi. Les allemands n’ont toujours pas touché le ballon qu’il est déséquilibré par Hoeness dans la surface. Neeskens transforme le penalty en force. On joue depuis une minute et des milliards de personnes jubilent avant l’heure, devant des postes TV pour la première fois en couleur, de l’humiliation réservée aux “boches“.

Il n’en sera rien. La rigueur allemande va progressivement liquéfier tout reste de football total et placarder d’une main de fer la partie. La balle et les occasions sont aux blancs à mesure que le match se durcit. Les hollandais sont à la rue et échappent à la sanction suprême sur une faute de Rijsbergen sur Müller. Punition repoussée : à la 28ème, Breitner égalise sur un penalty très litigieux. Ce qui poussera Joao Havelange, président de la FIFA à l’époque, a affirmer que la Coupe du Monde 1974 était truquée comme celle de 1966. Juste avant la mi-temps, « Der Bomber » Müller crucifie les Oranjes dans son style si caractéristique. Le glas des espoirs bataves est sonné. Jamais les hommes de Michels ne parviendront à revenir, buttant tout au plus sur un Sepp Maier des grands soirs. L’Allemagne est sacrée championne du monde chez elle, pour la seconde fois de son histoire.

Le mépris qui avait nourrit les hollandais pendant tant d’années avait mené à leur perte. Présomptueux, persuadés d’humilier la Mannshaft chez elle, les hollandais ont fini par nourrir la bête. Il faudra attendre l’Euro 88 pour que le peuple orange puisse enfin prendre sa revanche. Mais à tout jamais 1974 restera comme un traumatisme national, bien plus grave que l’injustice d’un football total privé du titre mondial qu’il méritait tant. Au point que jamais les vainqueurs de 1988 n’auront la place des perdants de 74 dans le cœur des fans néerlandais.

Padrino

mercredi 3 février 2010

Eradiquer la violence à tout prix ?

OM-Bordeaux, Grenoble-Sainté, Lille-PSG, Monaco-Nice, etc : les faits de violence hors et dans les stades de L1 se sont multipliés ces derniers mois jusqu’aux images choquantes de Louis II. Les instances ont une nouvelle fois frappées hâtivement dans le tas… Avec justesse ? Décryptage.

« J’ai demandé […] la dissolution des groupes de supporters délinquants de Nice » (Rama Yade). Annonce. Et effet d’annonce. Pour la énième fois, les instances sont tombées dans l’effet d’annonce bon à flatter chaque citoyen bien pensant à l’instar de ce qu’il se passa pour l’ « affaire de la banderole anti-ch’tis ». Dissoudre les groupes comme solution toute trouvée au problème. Simpliste et… risible à la fois. Les associations ne sont ni responsables ni maîtres de chacun des individus présents dans un stade. Et elles restent l’ultime lien de connexion – déjà si faible ! – qu’il existe entre les supporters populaires et les hautes sphères de la politique, de la Ligue ou des clubs. La dissolution des Boys n’a d’ailleurs fait qu’accélérer la radicalisation de la tribune Boulogne et augmenter les rangs de la mouvance indépendante, par définition incontrôlable.

Stop à la dramatisation
Chaque soubresaut de tribune soulève des dunes entières. On arrive systématiquement à la conclusion que le foot est gangréné des pires maux qu’il faut éradiquer au plus vite. Qu’on ne pourrait plus venir au stade en famille. Certains y vont même, par un raccourci hâtif, d’une comparaison entre la France d’aujourd’hui et l’Angleterre d’autrefois. Comparaison ridicule : cette Angleterre des eighties était emprunte d’une violence préméditée, d’un hooliganisme viscéral qui touchait chaque stade, chaque weekend. Sa banalisation et sa dureté obligèrent le gouvernement british à prendre les mesures radicales qu’on sait. La France, d’autrefois et d’aujourd’hui, est à des années lumières de cette Angleterre là. A Monaco, comme à Grenoble, les faits découlent de circonstances évitables liées à l’utilisation hâtives et massive de gaz lacrymos par les forces de l’ordre (bien que cela ne justifie nullement les actes intolérables qui suivirent !). Mais ces faits de violence dans nos stades tendent à se conjuguer au passé et se comptent avec une main.

Cette dramatisation s’explique aussi par la démocratisation récente par les médias des « fights », bagarres arrangées entre indépendants. Or ces fights – qui n’ont rien à voir avec le Mouv’ Ultra ni avec les tribunes, et qui n’impliquent que des personnes consentantes – sont de plus en plus éloignés géographiquement des stades. Preuve que la sécurisation, physique et matérielle, aux abords et dans les stades sont suffisamment dissuasives.

Soigner les apparences
Pourtant il n’y a pas de fumée, ou de lacrymo, sans feu. On est bien d’accord : la violence persistante autour du foot est un dossier brulant. Là où le bât blesse c’est sur les moyens mis en œuvre pour y arriver. Les dissolutions d’associations sont l’exemple type de l’empressement des autorités à tomber dans des mesures à l’emporte-pièce pour marquer le coup médiatiquement sans travailler sur le fond. Pareil pour les campagnes d’Interdictions massives de Stade, comme survenues suite à l’affaire de la banderole anti-ch’tis : faire du chiffre et taper large. Généraliser sans cibler. Stigmatiser sans discerner. Alors qu’on nous apprend à éviter les amalgames et généralisations sur d’autres sujets – sociaux – épineux.

Les fumigènes, cheval de bataille n°1 des autorités, sont le meilleur exemple de l’inefficacité de ces mesures. Le fumi est devenu un objet politique, face apparente mais la moins dangereuse d’un iceberg bien plus profond. Et alors que les médias s’empressent de le réutiliser pour promouvoir les grandes affiches. Qu’un fumigène soit interdit dans un stade et qu’on applique la loi est logique, qu’on le traite comme l’un des pires maux de notre société ou qu’on le lie au dossier du hooliganisme est autrement évitable. Et on passera sur les sanctions financières (amendes) ou sportives (retrait de points, huis clos) déduites qui pénalisent injustement des clubs, des dirigeants, des joueurs et d' « autres » supporters. Ubuesque !

Répression et prévention
L’unique et « simple » issue au problème est l’application des lois actuelles d’Interdiction de Stades permettant de mettre sur le côté de la route les fauteurs de troubles et de jouer un rôle dissuasif à terme. La méthode a fait ses preuves outre-manche… mais pas en douze coups d’horloge. Son application traine en France mais prend le droit chemin si tant est qu’elle cible les vrais responsables. L’autre solution reste la prévention. La même qui est mise en avant sur des problèmes sociaux comme la sécurité routière. Pendant des années, aucun dialogue n’a existé entre instances et groupes de supporters. En Janvier, une réunion (où la Ligue a brillé par son absence) a regroupé supporters, instances sportives et pouvoirs publics autour de la table. Un point de départ ?

Mais la vraie question à poser est : comment solutionner la violence sans causer l’endormissement, la mort, des stades ? Sortir le mal de l’arbre sans l’abattre. Les Ultras – stigmatisés – sont aujourd’hui à la fois les acteurs névralgiques de l’animation, de la vie, de la festivité des stades sans laquelle le football n’est rien mais également un contre-pouvoir qui mérite d’exister : ils encadrent des groupes d’individus, s’opposent au foot-business, sont les garants des bases populaires de ce sport et des valeurs de leurs clubs sur lesquelles chaque supporter a un droit de regard légitime. Quant aux désireux de « stades à l’anglaise », ils n’ont certainement jamais mis un pied dans un stade british au XXIè siècle : l’augmentation des tarifs, les IDS, les places assises ont fait sombrer dans un triste mutisme la plupart des enceintes, même les plus mythiques.

Ce n’est certainement pas ce que l’on veut en France. Pour résoudre la violence sans tuer les stades, les mesures doivent cibler le fond et non plus la forme. Le Mouv’ Ultra aussi doit faire son autocritique. Des années d’échecs de coordination nationale, et sa proximité naturelle avec la violence, pèsent encore sur lui. Il n’y a pas de fumée sans feu…

Padrino

mardi 2 février 2010

Décrassage Ligue 1 - J22

L’événement du week end ce n’était évidemment pas le hand, la CAN ou l’Aussie Open. Non c’était bel et bien le retour de la Ligue 1. Et apparemment, selon nos sources, cette 22ème journée aurait peut-être permis de relancer ce bon vieux championnat de France. La faute à Bordeaux qui n’a pas réussi à se dépêtrer du 5-4-1 boulonnais. Bon, ils n’ont pas perdu mais ce n’est pas grave, le championnat est relancé quand même on vous dit…

Vous ne connaissez sûrement pas Rémy Gourmont mais sachez que ce gars-là a écrit un jour que savoir ce que tout le monde sait, c'est finalement ne rien savoir et que du coup le savoir commençait là où commence ce que le monde ignore. Pas con le gars, hein? Et mine de rien, cela expliquerait peut-être pourquoi chaque supporter de foot, chaque journal, chaque site se sent en permanence obligé de sacrer le Champion de France dès les premières journées. L’idée est probablement donc de paraître génial en annonçant ce que personne ne sait vraiment. Aussi, cette saison, le titre a-t'il d’abord été quasiment attribué d’office à l’OM au nom d’un recrutement dit étoilé. Puis depuis quelques semaines, c’est Bordeaux qui est assuré de terminer en tête du championnat à la fin du printemps. Bref, la course au savoir et indirectement à la reconnaissance a aussi ses limites. Et ce week-end, c’est Boulogne-sur-Mer qui a fait la leçon a tous les donneurs de leçons, BeFoot compris…

Tout mal en point soit-il, l’Olympique Lyonnais vient donc de récupérer quatre points aux Girondins de Bordeaux sur les trois matches de Ligue 1 disputés au mois de janvier. Désormais, l’OL compte huit points de retard sur l’équipe de Laurent Blanc. Pour rappel, au soir de la 22ème journée l’an passé, Bordeaux accusait un déficit de huit points sur ces même lyonnais. Pour rappel toujours, Bordeaux fut champion en 2010 avec sept points d’avance sur les Rhodaniens. Bon, l’histoire ne se répète jamais deux fois mais cette saison, la lutte pour le titre a des allures de bottom race. On a même parfois l’impression que le champion 2010 ne sera pas la meilleure équipe de Ligue 1 mais la moins mauvaise. A ce jeu-là, il est vrai que Bordeaux fait figure de favori mais depuis quelques semaines, les Bordelais montrent des limites que l’on ne soupçonnait pas à la veille de l’hiver. Samedi soir, il s’en est fallu de très peu pour que les terribles Boulonnais ne ramènent deux points supplémentaires de leur trip en terre viticole. De son côté, l’OL continue d’être sévèrement jugé à la lumière de ce que le club a été de 2004 à 2007 mais dans cette course au rythme pépère, l’OL bientôt définitivement débarrassé de toutes les compétitions annexes, pourrait tout à fait surprendre son monde…

Mais au royaume des aveugles, pourquoi ne pas aussi imaginer que les borgnes soient marseillais, lillois, monégasques ou montpelliérains? L’OM, défait à la Paillade ce week-end a pris l’habitude ces dernières saisons de finir en boulet de canon et pourrait tout à fait profiter de la probable prolongation du parcours bordelais en Ligue des Champions pour aller enfin chercher le titre. Le LOSC lui, a légèrement ralentit son rythme mais a prouvé ce week-end dans le derby du Nord qu’il pouvait aussi gagner ses matches quand cela va un peu moins bien. Par ailleurs, si on peut penser que l’inexpérience du haut de tableau des joueurs de Montpellier et de Monaco ne leur permettra pas d’aller titiller les gros budgets du championnat, ils ne seraient pas les premiers à déjouer tous les pronostiques. Bref, tout ce décrassage pour finalement vous avouer que chez BeFoot on ne sait pas vraiment qui sera champion. Ça nous permet au moins de ne pas à avoir à déclarer chaque week-end que le championnat est relancé ou qu’il est déjà plié...

T.B

lundi 1 février 2010

La journée en Chiffres - J22

Vous le savez désormais, les chiffres ne trompent pas…Voici donc notre traditionnel bilan chiffré de la vingt-deuxième journée de notre championnat à nous qu’on aime.

2 C’est le nombre de clubs qui ont oublié de réfléchir quinze secondes avant faire une offre de quinze millions d’euros à l’OGCN pour Loïc Rémy…Tout ça pour vous dire que les temps sont durs, que la crise est loin d’être finie et que l’inflation repart de plus belle dans notre beau pays…

2,1875 Ca commence à sentir très fort le sapin pour le GF 38, qui devra donc tourner à 2,1875 points sur les seize dernières journées pour se sauver. Comme pour Copenhague, les scientifiques, Nicolas Hulot ainsi que le patron d’OTIS sont formels : Si le GF 38 continue d’avancer à ce rythme lors des quatre prochaines…journées, il descendra. Comme pour Copenhague, ben pas de solution. Les japonais refusent en effet de débloquer l’immense somme d’argent nécessaire pour recruter Camel Meriem, actuellement…sans club !

3 C’est la place qu’occuperait le PSG dans ce merveilleux Championnat de France de L1 si les résultats des matchs étaient arrêtés à la 75ème minute de jeu. Le PSG a en effet encaissé 10 de ces 24 buts dans le dernier quart d’heure…Comme le dit l’expression : « Avec des si, on mettrait Paris sur le podium de la L1 » !

3-0 C’est le score que Befoot propose, par souci d’équité, d’accorder automatiquement à chaque adversaire du GF 38 d’ici la fin de la saison sans avoir à jouer le match…L’idée serait de ne pas favoriser les équipes qui rencontreront désormais un GF démobilisé car ayant presque déjà atteint son objectif et qui viendraient soigner leur différence de buts tranquille…Et puis, ça allégerait un peu le calendrier non ?

13 C’est le nombre de jours qui séparaient ce samedi du 12 février 2010, date de la tant-attendue cérémonie d’ouverture des JO de Vancouver. Nouvelle confirmation ce week-end : le Maroc s’apprête à ramener la première médaille de son histoire ! On ne voit en effet pas comment le petit slalomeur Karim Ait-Faina pourrait être battu après sa démonstration face aux piquets marseillais ce samedi…

14 C’est la place désormais occupée par le PSG après 22 journées de L1 dans l’indifférence quasi-générale. En même temps, Kombouaré a « aimé le comportement des joueurs qui se sont battus, accrochés ». Et Sébastien, lui, en grand visionnaire, avait prévenu dans cette fameuse lettre ouverte aux supporters que le club n’était « malheureusement pas à l’abri des aléas sportifs ». Conclusion ? Ben comme d’hab, tout va donc plutôt bien au PSG !

22 Week-end de tous les records ! Federer passe à 16. Pas mal. Mecha, lui, est déjà bien au dessus et porte son record à 22. Sensationnel ! Et oui, malgré 7 points en championnat, une élimination en Coupe de France, une élimination en coupe de la Ligue, Mecha Bazdarevic arrive à passer entre les grosses mailles du filet pour la 22ème fois consécutive : A moins qu’on ne comprenne pas le Japonais, personne n’a encore évoqué un éventuel remplacement de Mecha Bazdarevic.

162 C’est le nombre de minutes pendant lesquelles le PSG aura dominé l’Olympique Lyonnais dans le jeu cette saison sur, pour information, 180 jouées. Un total impressionnant qui reflète bien la différence de niveau entre les deux équipes…L’avantage de tirer un bilan sur deux matchs et pas sur un seul, c’est que le résultat final ne ment jamais !

204 C'est le nombre d'animaux qui s'étaient échappés du Zoo du Ray de Nice et qui ont été retrouvés à quelques kilomètres en train de brouter sur le pré vert de Louis II. Au vu de l’importance des dégâts occasionnés (1 caméra Canal pétée, 1 écran TV embarqué, 19 sièges arrachés, 2 CRS tabassés, 38kg d'herbes avalés), la fondation Bardot est montée au créneau dénonçant les conditions de traitement des animaux dans cet établissement…

433 C’est le nombre de fautes commises par la rugueuse équipé Montpellier Herault Football Club depuis le début de la saison. Comme dirait l’autre, pas une équipe de petites tarlouzes, hein ?

5-4-0 C'est dans les faits la formule gagnante et ultra-offensive que nous ont servi les boulonnais pour venir chercher le hold-up parfait chez l'ogre, le monstre, l'intouchable Bordeaux. A noter quand même qu’en phase offensive, l’USBCO sortait ses(sa) pique(s) tel un dangereux hérisson et passait régulièrement en 5-4-1 avec l’inénarrable Matt Moussilou en pointe !

3001 Ca y est, la collection des maillots de foot de Louis Nicollin a atteint la barre mythique des 3 000 pièces ! Un 3001ème maillot arraché dans la douleur après avoir essuyé un refus de l’ensemble de l’effectif marseillais. C’est finalement grâce à une « offrande » d’un Mathieu Valbuena terrorisé que tonton Loulou a obtenu son premier maillot XS !

25 290 C’est le nombre de dindons qui se sont rendus dans un stade de L1 ce samedi pour y voir un beau zéro-zéro à l’ancienne. On imagine clairement le raisonnement de nos dindons avant d’acheter leur place pour ce Bordeaux-Boulogne : Boulogne = Pas cher, Boulogne = Buts, Boulogne = Très bon ratio nombre de buts vus / prix de la place. Seulement, le football ce n’est pas si simple…

BEFOOT

La vidéo du week-end

Guti a beau avoir une tête à claque, il est capable de coups de génie comme peu d'autres. Samedi, il nous a gratifié de la passe de l'année...

dimanche 31 janvier 2010

Lettre de Sébastien Bazin aux dirigeants de Colony Capital

Face à la crise périodique qui touche aujourd’hui le PSG, Sébastien Bazin a souhaité rassurer tous les supporters et amoureux du PSG dans une lettre à cœur ouvert. Heureusement, Befoot a aussi retrouvé la deuxième lettre postée par le président du PSG à La Poste de Neuilly. Celle destinée à ses supérieurs de chez Colony Capital.

Messieurs,

Je réponds comme convenu à votre lettre de lundi afin de vous faire état de la situation actuelle au club.

Comme vous le savez, la situation sportive n’est pas au mieux et la colère des supporters couve. Je voulais vous rassurer par rapport à cela : la situation est totalement sous contrôle. Sous MON contrôle. J’ai en effet habilement envoyé une lettre, en mode Poetic Lover, à tous les amoureux du PSG pour réitérer notre engagement et notre dévouement au club. Notez l’utilisation d’expressions empreintes d’un grand lyrisme (« J’aime le Paris Saint-Germain », « J’ai un respect sincère pour les supporters »). Veuillez ne pas vous vexer en constatant que je ne vous ai pas associé au chapitre évoquant l’amour du club et le respect envers ses supporters. Même si l’immense majorité d’entre eux n’a pas dépassé la Troisième Techno, cela aurait été un peu dur à leur faire avaler.

Ma lettre devrait apaiser les tensions et rétablir le calme. De toute façon, les risques de révolte sont minces. Nos supporters sont pour l’instant occupés à se taper les uns sur les autres et à s’invectiver entre tribunes. Je crois même que la majorité ne se rend pas trop compte à quel point notre équipe est nulle ! Si tout se passe, nous pourrions compter des blessés graves assez rapidement et une pluie d’Interdiction de Stade. Ils seraient alors moins nombreux à demander ma démission et celle de Colony. Sur le long terme, je compte même faire fermer les deux virages. J’ai pris cette décision suite à une réunion avec le comptable du club : il estime que cela nous ferait une économie non négligeable sur le budget « fumigènes », actuellement notre premier poste de dépenses juste devant la masse salariale…

Autre dossier important : je viens de recevoir les maquettes de Nike pour les maillots 2010-2011. Leur équipe marketing a encore bien bossé. J’ai le grand bonheur de vous l’annoncer en avant première : jamais, au grand jamais, un maillot ne se sera autant éloigné de maillot Hetcher ! Il y aura des bandes rouges horizontales et même une pointe de rose comme me l’a conseillé mon ami Max Guazzini. On ne touchera pas aux petits pois du maillot extérieur : il est suffisamment horrible ainsi et Bonduelle souhaite mettre le paquet pour nous sponsoriser.

Nike a vu les choses en grand cette année en terme de communication : une campagne affichage dans tout Paris, dans le métro parisien et même une campagne TV avec un slogan un brin provocateur « Soyez fiers de vos couleurs, achetez le nouveau maillot du PSG ! ». Cela devrait focaliser les protestations dites « de fond » des supporters et faire passer inaperçue la fin de saison qui s’annonce lamentable ainsi que le recrutement qui s’annonce… vide.

La mairie de Paris vient par ailleurs de donner son accord de principe pour l’agrandissement et la rénovation du Parc des Princes. On partirait sur un projet de 60 105 places assisses pour battre Marseille. Les supporters vont aimer ça, c’est certain. Ça devrait aussi permettre d’agrandir le parcage réservé aux supporters visiteurs : on enregistre une demande croissante depuis 10 ans pour venir voir les victoires de leurs équipes que nous ne pouvons pas satisfaire pour l’instant. 58% des supporters visiteurs ont même élu le Parc comme leur déplacement favori en 2009, devant Louis II. Notre image en France s’améliore.

On se pose aussi la question de réserver un virage entier aux aveugles et malvoyants : c’est la seule catégorie de supporters qui est en progression constante ces dernières années. C’est bien vu en France et on devrait chopper des subventions. En plus, j’ai déjà pensé à des noms pour renommer la tribune : Madar, Llacer, Pancrate, Mendy…

Les travaux devraient commencer une fois que Sammy Traoré aura enlevé tous les ballons qu’il a quillés sur le toit du Parc. On a aussi mis Kezman sur le coup. Les garçons ont commencé mercredi matin mais ca risque de prendre encore quelques jours. Ça me fait penser qu’il faudra régler cette question du toit dans notre prochain meeting car on perd plus d’une cinquantaine de ballons par an. Il y a bien Sessegnon qui peut amener son ballon mais il ne veut pas le prêter à ses partenaires. On a donc pensé à les facturer aux joueurs en retenue de salaire. Le problème c’est qu’en apprenant la nouvelle, Traoré et Luyindula sont entrés dans une colère noire…

Venons-en au sportif. Là encore et c’est un peu le leitmotiv de cette lettre : je contrôle. Kombouaré n’ira pas gueuler dans les médias sur le manque de moyens : il est déjà super content d’être entraineur du PSG. De toute façon, le pauvre homme croit toujours que « Colonie Capitale » est une association à but non lucratif censée emmener en vacances les Sessegnon, Chantôme et Cie.

Si la situation venait à se dégrader et que le PSG tombait dans la zone rouge, on pourra toujours faire appel à Luis Fernandez pour éteindre l’incendie. Aucun club ne le veut et Escalettes croit encore que sa candidature était une blague de Gérald Dahan.

J’ai conscience de mes responsabilités et de l’obligation de résultats immobiliers de notre fond de pension. Mais j’ai surtout conscience que ni vous, ni moi, n’arriverons seuls à se sortir de ce guet-apens dans lequel nous nous sommes embarqués.

Cordialement,

Sébastien Bazin

samedi 30 janvier 2010

La vidéo de la semaine

Faut vous faire un dessin?

Chaque semaine ou presque Fabien nous gratifie d'un de ses dessins. Et cette semaine, c'est l'élimination lyonnaise du côté de Lorient qui l'a inspirée.


vendredi 29 janvier 2010

La question qui dérange !

Bien à l’aise dans les pompes de Jean Jaurès et de celles de José-Karl Pierre-Fanfan, Befoot laisse délibérément s’emballer sa fibre socialiste de temps en temps. Aussi, Run vient régulièrement interroger le peuple français sur quelques problèmes de sociétés qui demeurent toujours sans réponse!

Jean-Pierre Escalettes a visiblement une idée très précise de l’identité du futur sélectionneur de l’équipe de France. Et le grand gagnant sera donc…Laurent Blanc ou Didier Deschamps ou Alain Boghossian. Ou peut être Jean Tigana. A moins qu’il ne s’agisse de Guy Roux. Ou encore d’Arsène Wenger. Sans oublier les candidatures spontanées dont Luis Fernandez fut le génial pionnier. Une very very short-liste finalement !

Du grand n’importe quoi made in FFF. De la communication estampillée Escalettes. Ratée ! Comme s’il voulait nous faire oublier sa gestion désastreuse de l’après-Euro 2008 par une gestion désastreuse de l’avant-coupe du monde 2010…Qu’Escalettes prépare la succession de Raymond Domenech n’est pas le problème. C’est même plutôt son boulot. Mais qu’il le fasse en silence s’il n’a rien à dire…« Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi » s’est tatoué sur le corps le célèbre penseur du XXIème siècle Matt Pokora. Escalettes n’est visiblement pas fan de M.Pokora.

Revenons plus en détail sur les candidats désignés par notre J-P national. Remarquons d’abord l’habileté d’Escalettes. Il y en a pour tous les gouts dans cette short-list. Une vraie politique de quotas doublée d’un peu de discrimination positive ! Histoire de ménager la chèvre et le chou. Du France 98, du France 86, du « je n’ai jamais été international ». Du jeune, du vieux, de l’intermédiaire. Du Canal plus, du TF1, du RMC. Du blanc, du moins blanc. Autant dire que notre Jipette ne s’est pas trop mouillé. On l’a bien compris ; il fera son choix parmi l’ensemble des entraineurs en activité. Avec cette short-list sortie de sa baguette magique, tout le monde il est content.

Laurent Blanc, Didier Deschamps et Arsène Wenger sont jusqu’à preuve du contraire en contrat avec des clubs pour un petit bout de temps encore. Guy Roux n’est lui qu’en contrat avec Canal plus mais le risque est double. Tout d’abord, celui de le voir s’éteindre en plein exercice de sa fonction à la soixantième minute d’un match aux Féroé alors que la France n’arrive pas à concrétiser sa domination. Mais surtout celui qu’il fasse de Djibril Cissé l’attaquant vedette de son projet.

Pour Boghossian, bon ben, tout est dit…La cassure avec le passé Domenechien serait totale puisqu’il n’est ni plus ni moins que son…adjoint. On n’est pas non plus certain que son nom fasse voyager plus que ça les gens. Enfin, Boghoss sélectionneur, on en rêve pas plus que ça la nuit, non ? Reste Jean Tigana. Mais bon, c’est surfait, on nous le ressort à chaque succession. Non, le candidat le plus crédible serait encore à l’heure actuelle Luis Fernandez soutenu par le puissant lobby Chuppa Chup’s… Autant garder Raymond non ?

Raymond d’ailleurs, on l’avait presque oublié. Que se passera-t-il Monsieur Escalettes si la France est brillamment sacrée championne du monde en juin prochain et que le pays tout entier réclame comme un seul homme le maintien du sélectionneur ? Bon d’accord, on est en pleine science fiction mais quand même. Et si Monsieur Escalettes la priorité n’était pas comme annoncé par Liza sur RTL lundi de revoir le mode de gestion de l’Equipe de France ? « Gouverner, c’est prévoir ». Escalettes n’en est lui qu’à la première étape : prévoir de gouverner !

Run et Titielbobo

jeudi 28 janvier 2010

Hors-Jeu !

Fric, jalousie, sexe, vénalité, débauche, tricherie font désormais partie du large champ lexical de notre bon vieux football moderne. Chaque mois, la rubrique Hors-Jeu ! vous présente tout l’envers de ce si beau décor. Et autant le dire tout de suite, ce n’est pas toujours très très joli à voir !

L'Homme du mois » : Jean Claude Darmon

Tout vrai amateur de foot connaît JCD. Célèbre frère du danseur de Carioca, il est surtout le créateur du sacro-saint « foot-business » en France. Autant dire que le gugusse, c’est un homme qui compte dans notre paysage footballistique. Au cours ce sa longue carrière, ce publicitaire avisé a tissé des liens importants avec les grands noms du football, et tout particulièrement en Afrique. En 2006, Issa Hayatou, grand gourou de la CAF lui cède même les droits TV des cinq éditions suivantes de la CAN pour 5,5 malheureux millions de dollars. Le bon vieux copinage, y a que ça de vrai!

Filou dans l’âme, Darmon ne se fait pas prier pour actionner le tiroir caisse africain comme au bon vieux temps de la colonisation. Il fait alors cracher les chaines nationales en gonflant les prix d'acquisition des droits de la CAN, auparavant gratuits pour les télés africaines. Le succès de la CAN 2010 est impressionnant, certes un peu aidé par quelques indépendantistes plutôt inspirés, mais on reconnaît là, l’héritage et la perversité de cette éternelle amitié franco-Africaine.


La WAG du Mois: Abigail Rose Clancy

24 ans, mannequin pour lingerie, ancienne addicte à la cocaïne, cette jolie anglaise est née sur les bords du fleuve Mersey, à Liverpool. Mais Abi est surtout connue outre-manche pour être Mademoiselle Peter Crouch. Oui, oui, celui qui faisait le robot quand il marquait.

Inconnue, avant d’être finaliste du concours télé Britain's Next Top Model, cette nordiste a tout de suite compris que pour se faire remarquer et déguerpir au plus vite de Liverpool, il n’existe réellement que deux solutions : coucher avec un Beatles, ou coucher avec un Reds. Les Beatles étant difficilement joignables, pour cause de mortalité, elle choisit l’option footballistique. Benayoun, ne pouvant pas accéder à ses désirs de cochonne, et pour cause, sa religion lui interdit, elle jette son dévolu sur le grand Peter.

S’inspirant des faits d’arme de son amie Mme Rooney, elle trouve en Peter une victime parfaite. Physiquement laid, grand, maigre, elle peut aisément se servir de Peter comme tremplin (ou d’échelle d’ailleurs) pour une future carrière de pop star, et ainsi apparaitre dans le fameux panthéon des « femmes de footballeurs ».


Le "Fait Marquant" du Mois : Roland-Larqué, c’est bien terminé (ouf !)

Invité du grand journal de Canal+, le vieux couple du PAFF (Paysage Audiovisuel Footballistique Français) nous a accordé un dernier petit plaisir en étant une dernière fois réuni sur un plateau TV. 39 ans de vie commune, et autant de faits marquants.

Hommage : "Il n'y a rien qui ne ressemble plus à un Coréen qu'un autre Coréen, d'autant plus qu'ils mesurent tous 1 mètre 70" (France-Corée du sud), "Il se bat, Vieira, contre ses cousins" (France-Sénégal), "Honnêtement, Jean-Michel Larqué, ne croyez-vous pas qu’il y a autre chose qu’un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance ?" (Angleterre-Argentine), "Un bulgare sera toujours plus con qu'un Israëlien".


"Good to Know": "Je suis la fille d’une bouchère. J’aime la viande. Le cœur, le foie, les intestins, la langue et même les testicules" Elen Rives (Mme Lampard), The Sun


"Zoom sur..." : La générosité de Thierry Henry !

Suite à « Haïti 2 le retour », Thierry Henry a modestement et sans aucune arrière-pensée fait un don de 56000€ (défiscalisé bien entendu) à MSF. Thierry, oh Thierry, certes la France entière a été injuste avec toi, la haute société footballistique (Christophe Dechavanne et Roselyne Bachelot) te reprochait ton manque de fair-play, mais stp Thierry, épargne nous cette pseudo réfléchie politique de rachat pour revenir dans le top 10 VSD des personnalités préférés des français. 56000€ c’est bien ! Le Barca te les donne surement pour coiffer Carlos Puyol avant un match ou encore faire 30min de lecture à Yaya Touré, non ? Concentre-toi sur l’Afrique du Sud, laisse Haïti à Nico et Barack.


La Photo du Mois: Gary Neville adore Carlitos Tevez



M.B